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Capricorne *22 Decembre - 19 Janvier* Verseau *20 Janvier - 18 Fevrier* Poisson *19 Fevrier - 20 Mars*


 
Jacques Simonet maniait la fourchette avec humour


    

Grande figure libérale, ancien ministre régional bruxellois, ancien Secrétaire d’Etat fédéral, bourgmestre d’Anderlecht, Jacques Simonet, qui vient de disparaître subitement à l’âge de 43 ans, était célèbre pour ses boutades et son humour volontiers ravageur.

On se souviendra longtemps de son exĂ©cution (très drĂ´le) de Brigitte Grouwels, la «flamingante» bruxelloise : «Elle est Ă  Yves Leterme ce que son chihuahua est Ă  Paris Hilton.»

Nous avions publié ses confidences gourmandes dans Le Guide des Connaisseurs, dont il était un lecteur assidu.

Elles révèlent un aspect (particulièrement sympathique) de sa personnalité.

Les voici©, en hommage Ă  un homme de très grande qualitĂ©.        

     
Au restaurant Al Piccolo Mondo, il dĂ©coupe un homard sous l'oeil indulgent du chef Serge Trojanowski et il enfourne une pizza avec le patron, Leonardi Spagnuolo et Francesco


Jacques Simonet : Â«J’adore le hachis Parmentier de ma femme et je partage avec mon fils une passion non dissimulĂ©e pour la purĂ©e»
 
Jacques Simonet l’avoue d’emblĂ©e : ses activitĂ©s politiques lui laissent peu de temps pour la cuisine. C’est sa femme qui se charge de l’ordinaire, après sa journĂ©e de travail. LicenciĂ©e en notariat, elle travaille dans l’étude de son frère Ă  Liège, ce qui lui occasionne une navette quotidienne. On a beau ĂŞtre femme de ministre, quand on rentre Ă  sept heures, on n’en doit pas moins aider les enfants (un garçon de 12 ans et une fille de 6 ans) Ă  faire leurs devoirs et leur cuisiner, vite fait, le repas du soir. 
Jacques Simonet aime incontestablement la cuisine italienne. La preuve : son menu prĂ©fĂ©rĂ© (ci-dessous) fait la part belle aux cannellonis et aux tagliatelles. Il frĂ©quente très rĂ©gulièrement le restaurant « Al Piccolo Mondo Â»,  19 rue Jourdan Ă  1060 Bruxelles. Il y allait dĂ©jĂ  avec son père Henri quand il Ă©tait enfant. Avec Leonardi Spagnuolo, le patron du Piccolo Mondo, Rocco, l’un de ses fils (l’autre, Oliviero Ă©tait absent ce jour-lĂ ), le chef Serge Trojanowski et le pizzaĂŻolo Francesco, il s’est amusĂ©, pour Le Guide des Connaisseurs,  Ă  dĂ©couper un homard, rĂ©aliser une mousseline et enfourner une pizza. 


Et une deuxième pizza! Avec Rocco Spagnuolo
 
Les sandwichs au hachis
 
Jacques Simonet confesse des habitudes alimentaires exĂ©crables : « Je ne prends jamais de petit dĂ©jeuner, seulement un verre de jus de pamplemousse et un cafĂ©. A midi, je ne mange qu’un sandwich… Je vous recommande le rĂ´ti de porc sauce rĂ©moulade. Ou des sandwichs au hachis de notre boucher d’Anderlecht. Ça la rend dingue, ma femme. Je resale, je reproivre, et je me fais gronder : « Mais enfin, tu vas attraper le ver solitaire ! Â» Notez aussi que je ne mange pas spĂ©cialement proprement et que je lis les journaux en mĂŞme temps. Comme je refile ceux-ci Ă  l’échevine des Finances de ma commune, elle peut y lire le menu de la veille : cĂ©leri rĂ©moulade, salade de thon, tomates mozzarella. Enfin, pour couronner le tout, il m’arrive rĂ©gulièrement de sauter le repas du soir. J’ai mes heures : une fois passĂ© 22h, je suis incapable d’avaler quoi que ce soit. Â»
 
Il se plaĂ®t Ă  rappeler les origines plĂ©bĂ©iennes de ses grands-parents paternels, des Anderlechtois pure souche qui ne parlaient entre eux que le patois. C’est Ă  ce grand-père qu’il doit son aversion pour les carottes : « C’était un vieux monsieur charmant qui avait l’habitude de m’emmener en promenade au parc Astrid. Un jour, il m’a achetĂ© une glace qui m’a rendu malade. Du coup, ma  mère a dĂ©crĂ©tĂ© que les carottes me feraient le plus grand bien. J’ai dĂ» en manger pendant six mois, sous toutes les formes possibles et imaginables. ça m’en a dĂ©goĂ»tĂ© Ă  tout jamais. Â»
 
Sous-secrétaire d’Etat à la Politique étrangère de Bruxelles-Ouest
 
Chez ses parents, on mangeait une cuisine bourgeoise typiquement belge : des rosbifs, des gigots, des rĂ´tis. Une fois par an, on recevait la famille Ă  l’occasion des fĂŞtes de fin d’annĂ©e, mais aussi de l’anniversaire de Jacques, qui tombe quelques jours avant NoĂ«l. On faisait appel Ă  un traiteur qui avait deux Ă©toiles au Michelin. « Vous voyez comme les temps ont changĂ©. Du temps de mon père, on s’adressait Ă  des restaurateurs Ă©toilĂ©s et aujourd’hui, je suis obligĂ© de me rabattre sur le hachis Parmentier de ma femme ! Â»
 
PlongĂ© dans les affres de l’adolescence, Jacques portait des cheveux longs et Ă©tait trotskiste – une passade de deux jours, le temps de lire une biographie de Trotsky.- Quand il avouait Ă  son père son dĂ©sir de faire de la politique, celui-ci lui rĂ©pondait : « C’est ça, tu deviendras sous-secrĂ©taire d’Etat Ă  la Politique Ă©trangère de Bruxelles-Ouest. Â»
 
Henri Simonet, transfuge du parti socialiste au parti libĂ©ral, Ă©tait bardĂ© de diplĂ´mes et de mandats : bourgmestre d’Anderlecht, ministre Ă  plusieurs reprises et vice-prĂ©sident de la Commission europĂ©enne. Aucun domaine de l’art de vivre n’était Ă©tranger Ă  cet homme qui donna Ă  sa fille le prĂ©nom d’Oriane en hommage Ă  la duchesse de Guermantes. Un grand bourgeois, une sorte de Zwann, cet autre hĂ©ros de Proust, un bibliophile, un amateur de beaux meubles et de tableaux.
 
Cet Ă©picurien avait des goĂ»ts canailles en gastronomie. « A Paris, il aimait aller chez L’Ami Jean, un restaurant basque du 7ème arrondissement. La carte est basĂ©e sur des plats traditionnels, des charcuteries et des fromages. Moi-mĂŞme, mes goĂ»ts vont vers la cuisine de brasserie. Franchement, je prĂ©fère ça Ă  des plats plus sophistiquĂ©s. L’atmosphère est plus agrĂ©able. J’aime bien les plats relativement simples. Par exemple, je n’aime pas le caviar. En revanche, j’adore le hachis Parmentier de mon Ă©pouse, et je partage avec mon fils une passion non dissimulĂ©e pour la purĂ©e. Â»
 
Gauche caviar et droite pommes frites
 
Outre les carottes, Jacques Simonet déteste les choux. Les rouges, ce qui est normal pour un libéral, mais aussi ceux de Bruxelles, ce qui l’est moins pour un Ministre-Président de la Région bruxelloise. Enfant, il ne pouvait pas les voir en peinture. Intraitable, son père le forçait à en manger.
 
En revanche, il cultive une passion pour les frites. On se souvient du jour oĂą on l’a vu surgir un cornet Ă  la main devant les camĂ©ras et les flashs. Cette petite mise en scène destinĂ©e Ă  se donner une image populaire n’était jouĂ©e qu’en partie. Lorsqu’il assiste Ă  un match du Sporting d’Anderlecht, en compagnie de son fils, des frites, il ne manque jamais d’en manger. Avec de la mayonnaise. Très important la mayonnaise ! L’autre jour, loin des camĂ©ras, dans l’anonymat d’un Conseil EuropĂ©en, il a fait des pieds et des mains pour s’en procurer au buffet qui rĂ©unissait les ministres Ă  l’heure du dĂ©jeuner. Car s’il y a une gauche caviar, il y a aussi une droite pommes frites. Il en fait partie avec son chef de file Louis Michel, qu’il appelle en toute simplicitĂ© « mon bon maĂ®tre Â».
 
Il passe chaque annĂ©e quelques jours en famille sur la CĂ´te d’Opale, et il ne manque jamais d’entrer dans une coopĂ©rative de pĂŞcheurs pour faire un festin de fruits de mer. De mĂŞme, lorsque il est chez ses beaux-parents dans les Fagnes, il mange Ă©normĂ©ment de jambon fumĂ©. Il a mĂŞme offert une griffe Ă  jambon Ă  sa belle-mère, c’est tout dire ! Le gendre idĂ©al, un spĂ©cialiste de la dĂ©coupe du jambon !
 
Lorsqu’il Ă©tait secrĂ©taire d’Etat aux Affaires europĂ©ennes, il a pu Ă©largir ses curiositĂ©s gastronomiques, non sans rencontrer parfois certaines dĂ©convenues. Un jour en Estonie, un des journalistes qui Ă©tait du voyage, lui propose de lui faire dĂ©couvrir un restaurant « typique Â». « On s’est retrouvĂ© dans un machin Ă  la Dallas, avec des colonnes grecques et du stuc sur les murs. En fond sonore, des chansons de Demis Roussos. Ne me demandez pas le menu, je me suis empressĂ© de l’oublier. Â»


La bonne table n'empêche pas l'étude. A l'heure du café, Jacques Simonet, qui ne perd jamais de temps, se plonge dans un dossier.
 
Le cauchemar des macaronis farcis
 
Il garde le mĂŞme souvenir cuisant de son seul essai de haute cuisine. Ce jour-lĂ , ses beaux-parents, des notables de la rĂ©gion spadoise, recevaient des amis. Jacques avait proposĂ© Ă  sa belle-mère de s’occuper du repas. La consultation de quelques livres de recettes le plongea dans la plus grande perplexitĂ©. Ne s’était-il pas avancĂ© un peu vite ? Tel Vatel, le cuisinier de Louis XIV dĂ©sespĂ©rĂ© de manquer de poisson, il songeait dĂ©jĂ  Ă  se faire hara-kiri, lorsqu’un sauveur se prĂ©senta en la personne du chroniqueur gastronomique de la Libre Belgique. Celui-ci proposait une recette prestigieuse. Il s’agissait de cuire de gros macaronis et de les farcir ensuite de fois gras, de truffes Ă©mincĂ©es et d’une duxelles, ce hachis de champignons et d’échalotes que l'on fait Ă©tuver quelques minutes dans le beurre chaud.
 
L’apprenti chef-coq devait bientĂ´t dĂ©chanter. « Quelle galère ! Ça donnait l’impression d’être assez basique, cette recette, mais pour la rĂ©aliser, ça devenait de la haute voltige, un vrai travail de bĂ©nĂ©dictin. J’y ai passĂ© des heures en maudissant la Libre Belgique. Ma femme me disait : « Jette donc cette recette ! Â», mais je refusais de lâcher prise en lui rĂ©pondant : « Rien n’est trop beau pour mon beau-père ! Â» Il est vrai que le jeu en valait la chandelle, car c’était dĂ©licieux. Et d’ailleurs ma peine a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e, puisque les invitĂ©s avaient apportĂ© quelques bouteilles de Haut-Brion. Â»
 
Il parle avec plus de sĂ©rĂ©nitĂ© des spaghettis bolognaise qu’il lui arrive de prĂ©parer pour ses enfants le dimanche soir, dans le but d’éloigner le spectre effrayant du lundi matin : « Souvent, quand un homme cuisine, il fait un dĂ©sordre pas possible. Je n’échappe pas Ă  la règle. A mon retour, ma femme trouve un peu de tout sur les murs : les grottes de Lascaut, des natures mortes cubistes, des tableaux de Picasso… « 
 
Et il ajoute, fidèle Ă  son goĂ»t de la provocation : « Et alors, il ne reste plus Ă  ma femme qu’à faire la vaisselle, pendant que je regarde la tĂ©lĂ© avec les enfants. Â» 
 
Marcel Godfroid
Photos Benoît Deprez/GDC
©Le Guide des Connaisseurs 2004
 
Souvenirs, souvenirs...
 
Comment faire plaisir à sa grande sœur

« Ma sĹ“ur, qui a quelques annĂ©es de plus que moi, avait reçu un livre de cuisine intitulĂ© « La grande cuisine des tout petits Â». J’ai gardĂ© un souvenir atroce d’une des recettes. Vous preniez une tranche de jambon cuit, si possible un infâme jambon plein d’eau et de reflets irisĂ©s. Vous deviez le tartiner d’un petit Gervais prĂ©alablement mĂ©langĂ© avec de l’herbe du jardin pour les lapins, puis le rouler. Vous mettiez ça dans le rĂ©frigĂ©rateur, et puis vous le sortiez et il fallait avaler ce truc. VoilĂ  ce que j’ai dĂ» ingurgiter pour faire plaisir Ă  ma sĹ“ur. Par solidaritĂ©, je crois bien que mes parents m’avaient imitĂ©. Â»
 
Des gnocchi pour le Prince Laurent
 
« Un jour, je suis allĂ© en mission en Chine avec le prince Laurent. Ce n’est un secret pour personne que ce dernier adore les pâtes. A Shanghai, nous avons pris d’assaut le restaurant italien de notre hĂ´tel. Et de retour en Belgique, je l’ai invitĂ© chez moi avec la princesse Claire. J’avais pensĂ© leur faire du chinois en souvenir de notre voyage, mais rĂ©flexion faite, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© commander des gnocchi chez Bruneau. Â»

Le menu préféré de Jacques Simonet
 
Cannellonis à la Ricotta – pour 4 personnes
 
IngrĂ©dients :
400 gr de feuilles de bettes
2 branches de basilic
300 gr de ricotta romaine
1 Ĺ“uf
25 gr de parmesan râpé
1 pincée de noix de muscade
Sel – poivre
 
Pour la bĂ©chamel :
50 gr de beurre
50gr de farine
5 dl de lait
1 pincée noix de muscade – sel – poivre
 
PrĂ©paration :
 
Faites cuire les pâtes al dente. PrĂ©parez la farce : nettoyez les bettes – gardez la partie verte et faites-les cuire avec un peu d’eau lĂ©gèrement salĂ©e.  Quand elles sont cuites, Ă©gouttez-les, essorez bien et hachez finement. Lavez et hachez les feuilles de basilic. Mettez le hachis de bettes dans une terrine et incorporez la ricotta, l’œuf, le parmesan râpĂ©, une pincĂ©e de sel, un peu de poivre et une pincĂ©e de noix de muscade.
PrĂ©parez la bĂ©chamel : faites fondre le beurre, ajoutez la farine et, tout en remuant avec une cuillère en bois, faites blondir le mĂ©lange.  Versez le lait et tout en remuant faites cuire la prĂ©paration pendant 10 min.
Vérifiez l’assaisonnement. Préchauffez le four à 200°. Avec une poche à pâtisserie, farcissez les cannellonis et disposez-les dans un plat beurré. Nappez les cannellonis de béchamel encore chaude, saupoudrez avec une bonne quantité de parmesan râpé. Mettez le plat au four et laissez cuire 20 min.
 
Tagliatelles Ă  la mode de Trente
4 pers.
 
Ingrédients
 
800 gr. de viande de veau
Farine
1 oignon
40 gr de beurre
2 dl de vin blanc sec
2,50 dl de bouillon de viande
1 dl. de crème fraîche épaisse
Sel – poivre
 
Préparation
 
Farinez la viande. Epluchez et hachez l’oignon et faites le blondir dans une cocotte avec le beurre. Ajoutez la viande et faites-la rissoler. Versez le vin et quand il est évaporé, mouillez avec un peu de bouillon. Salez, poivrez, couvrez et laissez cuire à feu doux en ajoutant du bouillon de temps en temps.
A la fin de la cuisson (1h1/2), la sauce doit être dense. Enlevez la viande et gardez-la au chaud le temps de la cuisson des pâtes. Faites cuire les pâtes al dente dans une grande quantité d’eau. Quand les tagliatelles sont cuites, égouttez-les, relevez la sauce avec un peu de sel et versez-y les pâtes. Mélangez, puis transférez dans un plat et garnissez avec les tranches de viande autour des pâtes. Servez aussitôt.
 
Tarte au chocolat
8 pers.

Ingrédients

1 c.Ă  s. de cacao
2 c.Ă  s. sucre en poudre
110 gr de farine
30 gr de beurre
30 gr de margarine allégée
1 jaune d’oeuf
 
Pour la mousse au chocolat :
 
2 c.à c. de gélatine en poudre
1 c.à s. d’eau bouillante
35 gr de chocolat au lait allégé, fondu
2 c.à c. de cacao tamisé
1 c.Ă  s. de Tia Maria
60 ml de crème allégée aigre
60 ml de yaourt nature allégé
2 blancs d’oeufs
1 ½ c.à s. de sucre en poudre
 
Préparation
 
Graissez un moule à tarte. Mélangez la farine, le cacao et le sucre dans un saladier. Incorporez le beurre et la margarine en travaillant avec les doigts jusqu’à ce que la préparation s’émiette. Ajoutez le jaune d’œuf et mélangez jusqu’à obtention d’une pâte. Enveloppez la pâte dans du film étirable. Entreposez-la au réfrigérateur 30 min. et abaissez-la entre 2 feuilles de papier sulfurisé, jusqu’à ce qu’elle soit à la taille du moule. Déposez-la dans le moule et coupez ce qui dépasse.
 
Faites cuire la pâte à blanc 1/4h. Pendant ce temps, préparez la mousse au chocolat. Faites dissoudre la gélatine dans l’eau bouillante en remuant bien, puis ajoutez le chocolat, le cacao et le Tia Maria, la crème aigre et le yaourt.
 
Fouettez les bancs d’œufs en neige ferme. Ajoutez progressivement le sucre en poudre sans cesser de battre. Incorporez délicatement les blancs en neige au mélange à base de chocolat. Versez le tout sur le fond de tarte. Entreposez 1h au réfrigérateur jusqu’à ce que la mousse soit ferme.
 
 
 
                    


A b?tons rompus - 15/06/2007 - Le Guide des Connaisseurs©

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