Quelques aficionados du café
Sujet: Dr?le d?Histoire?



Le café a eu des amateurs célèbres.
  • Johan Sebastien Bach (1685-1750) a écrit une cantate profane en l’honneur du café sur un texte satirique qu’il commanda, en 1732, au poète Picander. Cela donna la célèbre «Cantate du Café» n° 211.
  • Louis XIV (1710-1774) cultivait lui-même quelques caféiers dans une serre chauffée de Versailles. Il torréfiait les fèves et les passait au moulin. Il servait lui-même le café à ses amis.
  • Honoré de Balzac (1799-1850), passionné de café, disait : «Je rêve de créer un café sur les boulevards, près de l’Opéra, où je verrais très bien George Sand à la caisse ou derrière le comptoir et Théophile Gautier servant les clients avec un long tablier blanc.»
  • Balzac buvait cinquante tasses de café par jour et en faisait lui-même le mélange des grains. Il aurait, dit-on, consommé 50 000 tasses de café durant la création de La Comédie humaine. «Le café tombe dans votre estomac, raconte-t-il. Dès lors, tout s’agite, les idées s’ébranlent comme les bataillons de la grande armée sur le terrain d’une bataille et la  bataille a lieu. Les souvenirs arrivent au pas de charge, enseignes déployées ; la cavalerie légère des comparaisons se développe par un magnifique galop. L’artillerie de la logique accourt, avec son train et ses gargousses ; les traits d’esprit arrivent en tirailleurs ; les figures se dressent, le papier se couvre d’encre, car la lutte commence et finit par des torrents d’eau noire, comme la bataille par sa poudre noire.»
  • Le Dr Harvey, médecin et scientifique britannique (1578-1657) est immortalisé par sa découverte de la circulation sanguine. Il a posé l’axiome que tout être vivant provient d’un œuf.
    Il était passionné par le café. Il acheta un sac de fèves de café à Venise. A sa mort, il légua à ses collègues les 56 livres de café qui lui restaient, avec obligation pour eux, via notaire, de se réunir tous les mois à la date de son décès et de boire une tasse de café à sa mémoire, jusqu’à épuisement du sac.
  • Francisco Romero, curé du village de Salazar de Las Palmas, en Colombie, l’un des berceaux du café, fut l’un des premiers grands promoteurs de sa culture dans le nord du pays. Il eut un jour l’idée d’infliger une pénitence singulière à ses paroissiens venus se confesser. Ceux-ci furent contraints de planter un nombre plus ou moins important de caféiers correspondant à la gravité de leurs péchés. D’autres curés suivirent son exemple et bientôt toute la région se couvrit de caféiers. Peu à peu les zones de culture progressèrent vers le centre du pays où le climat tempéré et les terres humides et volcaniques étaient favorables à cette plante. Et voilà comment se fait l’histoire.








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