«Le Jules d’Emilie» à Boitsfort (Bruxelles) : gastronomie pour tous
Sujet: Coup de coeur

Chaque vendredi, sauf en été, dans «Demandez le programme» (entre 8h 30 et 9h), animé par Philippe Callet, Jacques Kother, du magazine gastronomique Le Guide des Connaisseurs, qui est aussi le chroniqueur gastronomique de Bel RTL, donne sur l'antenne de Bel RTL sa bonne adresse hebdomadaire. Il a apprécié « Le Jules d’Emilie », un restaurant sympathique et excellent, une bonne adresse sans chichis mais sans banalité et d’un excellent rapport qualité-prix…

 

Philippe Callet : Nous allons découvrir cette semaine un petit restaurant qui fait une cuisine assez recherchée et qui porte un nom amusant et très particulier : le Jules d’Emilie…

 

Jacques Kother : Vous savez que les dames qui portent pendant des années des hauts talons risquent d’avoir à la longue une scoliose. Mais on a découvert que les hauts talons ont un avantage et un atout : ils font travailler les muscles du plaisir. Ce n’est pas rien. 

C’est un peu comme les restaurants quand ils sont bons, et les tables de qualité : ils affinent les sens du plaisir. J’ai retrouvé dans un restaurant de Watermael-Boitsfort le chef-propriétaire d’un restaurant des Marolles qui s’appelait Le Gourmandin. Jean Bernard Van Hauw est un excellent cuisinier qui a été racketté à plusieurs reprises dans son Gourmandin par un gangster qui menaçait de casser ses vitres s’il ne payait pas… Ce malfrat est en prison mais Jean Bernard a jeté l’éponge et est devenu un des chefs du « Jules d’Emilie » avec Philippe Lartigue. Le patron est un homme jeune et dynamique qui s’appelle Thierry Van Bost. Jules et Emilie sont les prénoms de ses premiers enfants. Un troisième est né et le nom du restaurant a été allongé par « Et Jean alors ?» 

Bref, une équipe qui en veut.

 

Philippe Callet : Ce n’est pas vraiment un bistro, ni un grand restaurant mais c’est sympathique…

 

Jacques Kother : Sympathique et excellent. 25 couverts au maximum, des baies vitrées ouvertes sur l’extérieur, un plancher en gros bois, et dans l’assiette, des plats assez recherchés comme les coquilles Saint-Jacques cuites à l’étouffée aux chicorées de Bruxelles et lard fumé, ou le carpaccio de poularde de Bresse à l’huile de truffe servie avec une crème parfumée au foie gras.

 

Philippe Callet : La carte est courte ?

 

Jacques Kother : 6 entrées, 5 plats de poissons, 5 plats de viandes et 7 desserts. C’est une cuisine légère, intelligente, moderne sans dérives, avec des préparations très imaginatives comme le carré d’agneau à la fleur de thym servi avec des légumes variés et un gratin de fenouil au parmesan, ou le panaché de la mer au beurre de pistils de safran en pastilla.  Le menu du marché, trois services, est à 27 euros. Et on vous propose le vin du patron, un excellent bordeaux, au verre, en demi-bouteille ou en bouteille entière.

 

Philippe Callet : C’est donc vraiment une bonne adresse sans chichis mais sans banalité et d’un excellent rapport qualité-prix….

 

Jacques Kother : Ni pour les m’as-tu-vu ni pour les m’as-tu-bu.

Ici, pas de goût brouillés, pas de tape-à-l’œil, pas de pédanterie qui fait des ravages derrière certains fourneaux. Un petit resto comme on les aime avec une cuisine imaginative et d’excellent niveau, ni ringarde ni prétentieuse et si manger vous dit quelque chose, c’est là qu’il faut aller…

 

Le Jules d’Emilie

Avenue du Bois de la Cambre, 25

Watermael-Boitsfort.

Tél. 02/ 660 26 77

Fermé lundi soir, samedi midi et dimanche.

    







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