Que faut-il penser des vins australiens?
Sujet: Magnum



On en trouve aisément aujourd’hui dans les magasins spécialisés et chez nombre de négociants.

Mais on les connaît mal et on reproche souvent, dans les blancs, des notes trop  boisées qui tendent pourtant à s’estomper pour laisser la place à des vins moins lourds et plus frais.

Un livre, que nous recommandons vivement, pour mieux cerner les vins australiens, mais aussi ceux d’Afrique du Sud et de Nouvelle-Zélande, vient de paraître aux Editions de l’Homme : «Les vins du Nouveau Monde», de Jacques Orhon (33,65 euros).

C’est le premier d’une série en trois tomes (tome 2 : L’Amérique du Sud, Chili, Brésil, Pérou et Uruguay – Tome 3 : Amérique du Nord, Californie et Canada notamment).

Qui est Jacques Orhon ? Un maître sommelier canadien, professeur de sommellerie depuis 1981 au Canada. Il parcourt depuis trente ans les vignobles du monde. Il collabore à de nombreuses émissions de télévision et il écrit dans plusieurs magazines.

Une référence !

« L’œnologie australienne, écrit-il, a fait un bond prodigieux grâce aux universités et à des experts qui se sont formés un peu partout sur la planète. C’est ainsi que, depuis plusieurs décennies, les cuves en acier inoxydable se sont généralisées et les températures de vinification sont maîtrisées, limitant les risques d’oxydation et préservant le fruit et la fraîcheur.»

Pourquoi les vignerons australiens sont-ils obligés d’exporter ? Parce que, dans ce pays où l’on aime avant tout la bière, les vins sont chers. Les producteurs sont assujettis à 39 % de taxes, ce qui fait que les bouteilles sont presque au même prix que sur les marchés extérieurs. «De plus, note l’auteur, à l’instar de ce qui se passe ailleurs, il y a dialogue de sourds entre les producteurs et le lobby antialcoolique. La génération vieillissante des baby-boomers achète 60 % du vin local, mais il faut trouver de nouvelles façons de séduire les 18-24 ans, qui ne représentent que 6 % des consommateurs.»

Pour les vins blancs, les cépages sont nombreux mais le Chardonnay, grand cépage bourguignon, domine à 44 %. «Heureusement, si l’utilisation à outrance de la barrique persiste, masquant souvent la finesse et favorisant la lourdeur et le manque d’harmonie, on commence à voir de plus en plus de cuvées sur le fruit et la fraîcheur, des vins de chardonnay «unoaked» ou «unwooded». C’est rassurant.»

Et bon à savoir !

Dans ce livre, Jacques Orhon passe en revue les vins des principaux producteurs et c’est une précieuse indication pour l’acheteur étranger.







Cet article provient de 'Le Guide des Connaisseurs'
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