Bien manger pour vivre mieux
Sujet: Editorial

La cuisine de vérité est celle que défendent les grands cuisiniers et tous ceux, nous compris, qui savent que le terroir, les vraies saveurs, sont plus que jamais d’actualité.

Mais ce n’est pas gagné.

Manger, c’est du plaisir, de la convivialité, de la santé, mais une vraie bonne table réclame un (petit) effort constant.

Souvenez-vous !

On a connu l’épisode de la vache folle, la dioxine dans les cochons irlandais, les steaks américains gardés bien rouges grâce à l’injection de monoxyde de carbone, les poulets étrangers lavés au chlore pour tuer les bactéries, les crevettes asiatiques bourrées d’antibiotiques, les huiles hydrogénées et à forte teneur en acides gras saturés, comme l’huile de palme, les fruits (pommes, pêches, raisins) et certains légumes riches en pesticides, les graisses industrielles camouflées dans des chips, des gâteaux, des barres chocolatées, l’excès de sel dans des tas de produits…

C’est le drame de notre époque.

Avec des résultats catastrophiques : risques de cancer, de maladies cardio-vasculaires, de diabète, d’obésité.

Notre nourriture étant trop industrialisée, il faut rechercher des valeurs plus simples : acheter un poulet avec label garantissant qu’il n’a pas été élevé dans un camp de concentration, aromatiser son yaourt avec de la confiture plutôt que d’acheter un yaourt fraise artificiellement aromatisé, éviter les pièges du «light» vendu plus cher et gonflé avec un peu plus d’air et d’eau, tourner le dos à l’aspartame plus que controversé.

Il est essentiel de bien lire les étiquettes.

Si vous voyez la mention E100 (colorants), changez de rayon. Les E200 sont des conservateurs, les E300 suppriment le rancissement et acidifient, les E400 sont des émulsifiants. S’il y a plus de 3 E sur une étiquette, fuyez !

C’est ce que conseillent, avec raison, les médecins spécialistes.

Que faire ?

Le bio est naturellement une garantie. Ce n’est pas la seule.

Faire la cuisine soi-même en est une autre.

Ce n’est plus une corvée. C’est un jeu.

Les hommes, de plus en plus, s’y amusent. Les jeunes aussi.

Faire un potage en deux temps, trois mouvements, c’est facile, pas cher. Et rudement bon, le parfum en plus.

 C’est aussi une excellente façon de manger les légumes que la diététique nous recommande.

L’imagination est dans la cuisine. Le «c’est moi qui l’ai fait», c’est tendance. On crée dans la bonne humeur et c’est contagieux.

La qualité du produit ?

Bien choisir ses fournisseurs, avec beaucoup de soin, c’est essentiel.

 Les livres de recettes sont partout. Ils prolifèrent, preuve de l’intérêt du public. Tous ne sont pas bons, trop compliqués, mais beaucoup sont ludiques, rédigés par des jeunes fous de cuisine, passionnés, imaginatifs.

Ils sont pleins d’idées. Elles deviendront les vôtres.

Devenir explorateur du goût, découvrir des légumes oubliés comme le topinambour, au goût proche de celui de l’artichaut, user de coriandre, de gingembre, de cardamome, voyager dans sa cuisine, est une belle aventure.

C’est ce que nous souhaitons à nos milliers de lecteurs passionnés de bonnes choses, et très attentifs à la qualité.

Jacques Kother









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