Le vin rosé: un mélange de vin blanc et de vin rouge?
Sujet: Magnum

On trouve sur le marché trois sortes de vins rosés : les imbuvables, les médiocres et les bons.
Il y a aujourd’hui de très bons rosés, qui peuvent soutenir la comparaison avec des blancs ou des rouges bien faits.
Contrairement à une idée reçue, le rosé n’est pas un mélange de vin blanc et de vin rouge. Et du rosé, on en boit de plus en plus, surtout quand le soleil est là. Il a l’avantage d’être frais et d’être gai. Les Japonais, qui en sont fous, adorent sa couleur et c’est la première raison pour laquelle ils en boivent.
On en produit de plus en plus et notamment en France, dans le Languedoc, en Provence, dans la vallée du Rhône, et dans le Val de Loire.
Les meilleurs terroirs sont dans le Sud-Est de la France : grenache, syrah, cinsault, mourvèdre, carignan notamment sont des cépages privilégiés.
Que faut-il attendre d’un rosé ? La délicatesse, l’élégance, le fruité, la tendresse.
Le corps et la puissance ne sont pas des atouts.
On fait le rosé soit par “saignée” soit par “pressurage”. C’est la peau du raisin qui donne sa couleur au vin. Une saignée consiste à prélever du jus dans une cuve à vin rouge au moment où le moût atteint la couleur rose voulue. Plus tard, ce serait trop tard : le vin serait devenu rouge. Le pressurage consiste à vinifier en rosé, et uniquement en rosé. Dès que la teinte voulue est obtenue, on presse le raisin et on laisse fermenter. C’est la meilleure méthode. Elle donne les vins les plus authentiques. Un bon rosé peut coûter cher. Il en est de beaucoup plus accessibles, mais plus banals. Une seule façon de choisir : goûter.








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