Le restaurant La Quincaillerie à Ixelles : la vraie cuisine des tiroirs
Sujet: Coup de coeur

Chaque vendredi, dans «Demandez le programme» (entre 8h 30 et 9 h), animé par Philippe Callet, Jacques Kother, du magazine gastronomique Le Guide des Connaisseurs, donne sur l'antenne de Bel RTL, sa bonne adresse de la semaine (émission transmise en direct sur RTL TVI)
Il a déjeuné dans un endroit d’exception, à Bruxelles : une ancienne quincaillerie 1900, un petit chef-d’œuvre de l’école Horta, devenue un restaurant à la mode.
Son nom : la Quincaillerie.
 
Jacques Kother : Qui est allé un jour à la Quincaillerie ? Alain Delon, Jean-Claude Brialy, Christian Clavier, Catherine Deneuve, Lara Fabian, des tas de gens célèbres ou non, et nous bien entendu…
C’est un restaurant, c’est une brasserie, avec ses fruits de mer, ses plats à la mode, quelques bons classiques revisités, une belle carte de vins accessibles, et surtout un décor unique, sur plusieurs étages.
On y voit des centaines de tiroirs anciens, des étagères d’époque, une immense horloge pour vous rappeler vos rendez-vous. Et ce qui est agréable, c’est qu’on peut y manger tranquillement à deux, à quatre ou à six, avec une vue imprenable sur ce beau restaurant, dans les étages ou au rez-de-chaussée.
 
Philippe Callet : Bref, une table sympathique… Et que peut-on dire de la cuisine ? C’est une cuisine branchée, traditionnelle ?
 
Jacques Kother : Plutôt branchée et qui doit faire plaisir aux dames soucieuses de leur ligne. Il y a même un menu minceur à 26 euros. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué : on mange de moins en moins et il y a de plus en plus d’obèses… Mais on peut déjeuner ici pour 13 euros avec un plat, une entrée ou un dessert, et le café. Si on y ajoute un verre de vin à 3 euros ou une bière, c’est tout sauf abusif, pour contempler le décor assez époustouflant d’une quincaillerie qui a existé pendant 75 ans, de 1903 à 1978.
 
Philippe Callet : Quels sont les plats de la carte qui vous ont fait de l’œil ?
 
Jacques Kother : On a le choix, mais le tartare de bœuf aux jeunes oignons et au parmesan, servi avec une salade de roquette, c’est une bonne idée. Bonne idée aussi de préciser, ce qui devient rare, que les pommes frites sont faites maison. La carte est longue, soupe de poisson, dos de cabillaud rôti, magret de canard, entrecôte poêlée au gros sel, palourdes à l’ail et au piment d’Espelette, on a le choix et le chef ne sacrifie pas heureusement  certaines valeurs classiques, auxquelles on tient, au bénéfice des salmigondis futuristes, même s’il aime certains contrastes qui devraient séduire les jeunes amoureux amateurs de cuisine distrayante. Dans la salade maison, par exemple, le saumon fumé voisine avec de l’ananas, des crevettes, des haricots verts, des noix et du citron vert. C’est très…américain.
 
Philippe Callet : Qu’est-ce qui vous a intéressé, outre le décor ?
 
Jacques Kother : Les cartes en quatre langues, la carte des vins très variée et très nette avec des vins du monde entier, à partir de 25 euros, les vins au verre ou servis en 37 ou en 50 cl, le service sympa, et l’efficacité du directeur, Patrick Amourette, qui a tout du bon vivant tout en rondeur. C’est toujours bon signe. Ce n’est pas un trois étoiles mais il y a de quoi réjouir, et c’est ce qui compte, appétit et large soif.

La Quincaillerie
Rue du Page, 45 
1050 Bruxelles 
Tel. 02-533 98 33 – Fax: 02-539 40 95
Directeurs : Madeleine Deryhon - Patrick Amourette. Chef : Bad El Houafi
Ouvert du lundi au vendredi de 12 h à 14 h 30 et du lundi au dimanche de 19 h à 24 h








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