Cuisine, culture et séduction
Sujet: Editorial

Vous êtes un homme ? Vous aimez les rousses opulentes, les blondes niaises, les brunes pétillantes, au choix.
Vous êtes une femme ? Vous adorez les grands baraqués, les intellos bavards, les minets ?
Dans tous les cas, vous êtes totalement déboussolés par la dictature des régimes, des allégés, des gélules, et les conseils alarmistes des nutritionnistes…
Vous rêvez de la madeleine de Proust, vous êtes à la recherche du pain perdu.
Et vous vous posez les bonnes questions : pourquoi les Américains sont-ils de plus en plus gros alors qu’ils sont les premiers consommateurs de produits diététiques, pourquoi la plupart des régimes se soldent-ils par un échec, pourquoi les rondes et les enrobés sont-ils souvent complexés ?
Et qu’est-ce qui pourrait nous éloigner de ces frustrations et de cette spirale infernale ?
La gastronomie !
Etre gastronome, aujourd’hui, c’est opter pour le plaisir, la curiosité, la variété, la qualité.
Il ne s’agit ni de bâfrer, ni de se restreindre, mais de faire les bons choix.
Ce qui ne va jamais sans culture du goût et de nos envies.
Paradoxalement, jamais on n’a publié autant de livres de recettes, jamais les cours de cuisine n’ont eu autant de succès.
C’est que la bonne table permet de retrouver nos racines et nos traditions.
Il faut, avouons-le, être totalement abruti pour préférer un hamburger bien gras à du saumon aux petits légumes,  un potage en sachet à un gaspacho frais, un poulet de batterie à un vrai poulet de ferme qui a couru, un soda hyper-sucré à un jus de fruit naturel.
On ne peut plus, aujourd’hui, écrire sur la gastronomie sans connaître les vertus des aliments.
C’est ce que confirme la dernière collection lancée par les Editions Hachette et consacrée aux régimes, mais pas n’importe lesquels.
Un des plus grands cuisiniers des produits de la mer, Jacques Le Divellec, signe « Le Régime de la mer », 180 recettes originales, légères et savoureuses qui favorisent une forme d’exception. De la paella de poisson au pot-au-feu de cabillaud, vinaigrette à l’ail, de la quiche à la truite fumée et aux poireaux à la bouillabaisse de Saint-Pierre, de la dorade braisée au poivre vert à la matelote, rien que du bon.
Vous faites confiance au régime crétois ? Vous n’avez pas tort.
Le Dr Jacques Fricker, spécialiste très connu,  assisté d’une excellente cuisinière, publie dans la même collection, « Le Régime crétois », qui donne vraiment bonne conscience avec le poulet des Moines, le mille-feuille d’aubergine, la moussaka de sardines, ou la pintade en croûte de thym.
Un autre médecin, le Dr Charpentier, publie « Le régime sans sucre », plutôt conseillé aux diabétiques mais qui devrait plaire à ceux qui s’intéressent à une gastronomie sans ou avec peu de glucides : aiguillettes de canard au gingembre, rissole de pigeon au jus mais aussi soufflé au chocolat, fine crème de mandarine givrée ou sorbet à la fraise.
Quand on vous disait que la gastronomie est le régime parfait, quand il ne sacrifie pas
à la cacophonie des saveurs, au bourrage des estomacs et aux divagations gustatives !
 
Jacques Kother
           








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