1900. Les joyeuses ripailles du Vendredi-Saint en Belgique
Sujet: Le Petit Journal

Le Vendredi-Saint en Belgique ne pouvait être jour de jeûne…
Depuis de longues années, c’est au contraire le prétexte à de fameuses ripailles qui n’existent dans aucun autre pays. C’est à qui fera les plus beaux repas et, dans certaines maisons renommées, il n’est pas rare de voir servir pendant cette sainte journée plus de trois cents dîners copieux arrosés des meilleurs vins, prodigués en quantités phénoménales.
Il est loin le temps où le jeûne était scrupuleusement observé et où l’on ne mangeait que des harengs et des fèves blanches.
Les plus grands restaurants proposent un menu à quatre ou à cinq francs, où les huîtres, les homards, les écrevisses, les poissons (on fait « maigre » !) sont servis à toutes les sauces.
Que ce soit à Namur, à l’Hôtel d’Harscamps, à Mons, au restaurant Dupuis, à Anvers au Grand-Hôtel de Londres, à Liège à l’Hôtel Vénitien, et à Bruxelles un peu partout, on se régale.
L’Epigramme de brochet à la Maître-d’hôtel, la matelote d’anguilles à la Bordelaise, le saumon sauce Vincent, la friture de goujons à la Polonaise, le turbot à la Hollandaise, le saumon du Rhin à la Moscovite, la crème de homard, le potage Tortue véritable sont des vedettes incontournables.








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