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Quand est apparu le champagne mousseux ?

 
Longtemps, les vins de la Champagne ont voyagé en tonneaux.
Pour qu’on puisse envoyer des champagnes mousseux en bouteilles à l’étranger, il faudra pouvoir faire des bouteilles résistantes et leur donner un bouchon adéquat.
On avait remarqué depuis longtemps que les vins conservés en tonneaux plus de deux ans perdaient de l’arôme alors qu’ils se conservaient beaucoup plus longtemps en flacons de verre soigneusement bouchés.
Et dans ces flacons, le vin devenait mousseux, plus ou moins bien, de lui-mĂŞme.
Cette mousse, à laquelle les viticulteurs n’attachaient pas grande importance, enchanta les consommateurs britanniques et les textes anglais des vingt-cinq dernières années du XVIIe siècle en témoignent.
Les amateurs français et d’autres pays suivirent très vite, “jusqu’à la fureur”.
Les vignerons améliorèrent leur technique.
En 1730, il n’est pratiquement plus de champagne que mousseux.
Voltaire Ă©crit en 1736 :
De ce vin frais l’écume pétillante
De nos Français est l’image brillante.
 
 


Magnum - 08/05/2005 - Le Guide des Connaisseurs©

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Whisky, whiskey, bourbon : comment les choisir ?

Qui n’a pas envie, de temps en temps, d’un bon verre de whisky ?
La vie, tout de suite, semble meilleure, plus lumineuse. L’optimisme revient. Et la bonne humeur.
Pas question d’abuser, ce qui serait le contraire du plaisir. Il convient de le humer, d’en admirer la couleur chaude, et de le déguster à petites gorgées.
Mais comment s’y retrouver, parmi les centaines de marques ? Et que signifie « blend Â», « pur malt Â», « single malt Â», « bourbon Â», etc.
Quelle différence y a-t-il entre un whisky écossais, un whiskey irlandais, et un Bourbon américain, sans parler du whisky canadien et des autres… Même le Japon produit du whisky.
Commençons par le « Scotch Â» ou les « Scotches Â»â€¦ C’est le whisky Ă©cossais, le plus classique. Du reste, l’histoire de l’Ecosse et celle du whisky sont liĂ©es. Avec son climat rude, ses cours d’eau nombreux, il Ă©tait inĂ©vitable que le « Uisge Beatha Â», l’eau-de-vie, devienne… whisky.

Tout commence officiellement en 1494.
Sur un document officiel de la TrĂ©sorerie Ă©cossaise, on trouve cette mention : Â« huit balles de malt au Frère Cor pour faire l’aquavitae. Â»
Le « Frère Cor Â» Ă©tait probablement un religieux.
Un siècle plus tard, les Ecossais ont multiplié le nombre d’alambics, d’autant que le whisky n’est pas taxé.
HĂ©las, tout a une fin, et en 1644, les Anglais dĂ©cident de taxer l’alcool Ă©cossais. Ce sera le dĂ©but d’une nouvelle guerre de cent ans, « la guerre du whisky Â».Les alambics clandestins sont traquĂ©s par les fonctionnaires des accises. Ceux-ci, courant entre landes et caves, risquent souvent leur vie.
La distillation clandestine bat son plein.
Elle disparaîtra peu à peu à partir de… 1863. Il est facile d’appliquer des taxes, moins de les modifier, et pratiquement impossible de les supprimer.
En 1863, donc, la taxe est rĂ©duite. En mĂŞme temps, les procĂ©dĂ©s de distillation se sont grandement amĂ©liorĂ©s et les distilleries lĂ©gales prolifèrent. On dĂ©couvre l’art du « blending Â», du mĂ©lange, fait par des grands artistes du whisky. Le « Blended Scotch Whisky Â» est composĂ© de whisky de malt et de whisky de grain (c-a-d de diverses cĂ©rĂ©ales) dans des proportions variables. Ces coupages donnent une variĂ©tĂ© Ă©tonnante de whiskies et un bon « blend Â» peut ĂŞtre fait avec 50 whiskies diffĂ©rents.
Si on interroge des experts, ils diront souvent qu’un bon « blend Â» est composĂ© en quantitĂ© Ă©gale de Highland Malt et de Lowland Malt, un peu d’Islay ou de Campbeltown, et le reste en whisky de grain non maltĂ©.
Plus le « blend Â» contient de whisky pur malt, plus il est cher.
Mais, comme pour tout, c’est une question de goĂ»t. Les « blended Scotch whiskies Â» sont très nombreux. Citons-en quelques-uns : Cutty Sark, Scottish Leader, Famous Grouse, Black and White, White Horse, J & B, Johnnie Walker, Teacher’s, Ballantine’s, Chivas RĂ©gal, Bell’s, Long John, Whyte and Mackay, Dewar’s, etc.
Le whisky de malt est un Scotch fait en Ecosse, dans plus de 80 distilleries, avec de l’orge maltĂ©e, de l’eau et de la levure. Rien d’autre ! Le whisky de malt est distillĂ© en alambic. Le whisky de grains (maĂŻs, avoine, seigle, blĂ© Ă  est fait dans un appareil Ă  distillation continue.
Le malt non mélangé est de plus en plus apprécié dans le monde.
Le fût apporte sa contribution à la splendeur du whisky. Il s’améliore beaucoup avec l’âge, mais pas en bouteille. Ce sont en général des tonneaux de chêne d’Amérique, ou des tonneaux qui ont contenu du Xérès.
Mais, revers de la médaille, le whisky s’évapore aussi.
Onze millions de litres de whisky écossais disparaissent chaque année dans l’air d’Ecosse.

Quelques distilleries de pur malt
 
- Dans le nord des Highlands, on trouve les distilleries suivantes : Glenmorangie, Dalmore et Balblair.
- Dans le secteur ouest : Glengoyne, Glencoe, Oban, Ben Nevis. Dans les Ă®les des Orcades, tout au nord : Scapa et Highland Park.
- Dans le secteur de la Spey, les distilleries sont nombreuses : Glenrothes, Milburn, Glen Mhor, Glen Albyn, Royal Brackla (Inverness). Tomatin, Glenburgie, Dallas Dhu, Benromach (Findhorn). Linkwood, Glenlossie, Coleburn, Gel Moray, Milton Duff, Longmorn Glenlivet, Glen Elgin (Lossie). Dans la vallĂ©e supĂ©rieure de la Spey : Dalwhinie, Pormore, Balmenach, Cragganmore. Dans le cours infĂ©rieur : Cardhu, Glenfarcas, Auchroisk, Macallan, Glenallachie, Glen Spey, Knockando, Tandhu, Glen Grant, Aberlour, Inchgower, Glentauchers.
- Vers Keith : Strathisla, Glen Keith, Knockdhu, Aultmore.
- Vers Deveron River : Glendronach, Glendeveron, ardmore.
- Dans la partie Est des Highlands : Banff, Lochnagar, Glenugie, Glenury Royal, Glen Garioch, Old Fettercain, Lochside.
- Dans les Midlands : Glenturret, Deanston, Tullibardine, Glenforres, Edradour, Blair Athol, Aberfeldy.
- Dans l’île de Jura (Islay) : Isle of Jura. Sur Mull : Tobermory. Dans l’île de Skye : Talisker. - La vedette de l’Ile d’Islay reste le Bruichladdich.
- Dans les Lowlands : Auchentoshan, Rosebank, Littlemill, Bladnoch, Glenkinchie.
- Dans la presqu’île de Campbeltown : Campbeltown Loch, Glen Scotia, Springbank, Longrow.  
Tous ont leur personnalitĂ© propre. Et un « single malt Â» (c’est indiquĂ© sur la bouteille) est issu d’une seule distillerie, comme le Deanston, disponible en 12 et 17 ans d’âge.
Une curiositĂ© : les whiskies de Gordon et MacPhail, qui proviennent de distilleries disparues. Ces whiskies pur malt sont d’une grande raretĂ©. En outre, la marque Cadenhead signe aussi des whiskies provenant d’un fĂ»t sĂ©lectionnĂ©. LĂ  Ă©galement, ce sont des raretĂ©s, comme les « GaĂ«lic Whiskies Â», le TĂ© Bheag et le Poit Dhubh de 8 ans d’âge.
- Des whiskies pour « fanatiques Â».
 
Les quatre variétés de whiskies écossais
 
Elles s’appellent Highlands, Islay, Lowland, Campbeltown.
Le whisky de malt des Highlands possède un corps léger et une saveur accentuée. De nombreuses distilleries se trouvent près des rives de la Spey. Il est d’une qualité remarquable.
Le whisky d’Islay (une Ă®le) est puissant, plus lourd, et d’un goĂ»t accentuĂ©. Son « fumĂ© Â» est très apprĂ©ciĂ© par beaucoup de connaisseurs. Le Bruichladdich est plus nuancĂ© et plus dĂ©licat.
Le malt des Lowlands est léger et nettement moins fumé que le Highland.
Le Campbeldown (proche de Islay) se caractĂ©rise aussi par un « fumĂ© Â» et un corps gĂ©nĂ©reux.

Et les whiskies irlandais ?
 
Ils ne font pas du « whisky Â» mais du « whiskey Â», nuance ! Et les amateurs sont nombreux, qui aiment les saveurs et les parfums plus rustiques, mais plaisants, de l’Irish whiskey.
Les Irlandais affirment qu’ils faisaient du whiskey avant mĂŞme que les Ecossais sachent se servir d’un alambic. Qui sait ?
Après avoir été distillés trois fois et non deux, les whiskeys irlandais vieillissent pendant cinq ans. Ils sont excellents à 10 ou 12 ans et parfaits à quinze.
Le whiskey irlandais est fabriquĂ© comme l’écossais mais avec quelques diffĂ©rences qui expliquent… la diffĂ©rence. Les Whiskeys les plus connus sont originaires de Dublin : Powers, Jameson, Tullamore Dew, ou de Cork : Paddy ou Dufy, sans oublier le fameux Old Bushmill.
Tyrconnell, dont la distillerie, Andrew Watt & Co, se trouve à Riverstown Dundalk, est pratiquement le seul pur malt Irish Whiskey du monde. Il se caractérise par un bouquet frais et malté, moelleux, parfumé, sec et délicat en fin de bouche.
Kilbeggan est un blended Ă  base de 30% de malt et de 70% de grain, produit par la sociĂ©tĂ© « Cooley Distillery Â», la seule distillerie irlandaise encore indĂ©pendante Ă  l’heure actuelle.
Et on raconte que l’Irish Coffee a été imaginé par des Irlandais pour pouvoir continuer à pouvoir apprécier leur whisky même dans un salon de thé…
 
Cap sur l’Amérique
 
Via le Canada, où des émigrés écossais et irlandais ont commencé à faire du whisky il y a deux siècles. Les premiers Canadiens français ne connaissaient pas cette boisson. Ils buvaient du rhum.
Le whisky canadien est principalement Ă  base de seigle.
Il fut au sommet de sa gloire pendant la prohibition aux Etats-Unis. La contrebande fit la fortune de beaucoup.
Retrouvons aux USA le whiskey, qui peut s’appeler « bourbon Â», « sour mash whiskey Â», « rye whiskey Â» de seigle, ou « corn whiskey Â» de maĂŻs.
Chaque whiskey est dĂ©fini lĂ©galement par le pourcentage de cĂ©rĂ©ale de base : 51 % de maĂŻs minimum pour le bourbon et pour le rye, 80 % pour le corn whiskey ; par sa teneur en alcool, et par le bois des tonneaux qui doivent, sauf pour le corn whiskey, ĂŞtre de chĂŞne et neufs, et fumĂ©s intĂ©rieurement, ce qui Ă©limine une partie des tanins.
Le Bourbon est un whiskey originaire du Kentucky, qui est aussi le pays des chevaux et des pâturages de la fameuse « blue grass Â».
Rien ne le remplace pour faire le fameux « Mint Julep Â».
Les marques américaines les plus connues sont Wild Turkey, Old Grand Dad, Four Roses, Old Crown, Old Forrester, etc.
Sans oublier le Jack Daniels, qui n’est pas un Bourbon mais un « sour mash Â», le Jeam Beam et l’Early Time…
Pour ne citer qu’eux.
Le monde du whisky et du whiskey ne connaît (presque) pas de limites.
Cela nous promet, avec modération, encore bien des heures de plaisir.
                
Jacques Kother
 





Magnum - 08/05/2005 - Le Guide des Connaisseurs©

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Comment déguster les vins des terrasses et du soleil ?

Le cassoulet, les potées, la soupe à l’oignon, le pot-au-feu, les plats robustes et consistants de l’hiver, c’est fini.
A nous, sous le soleil, les mets légers, la cuisine sympa, et surtout les vins allègres et frais, tendres et charmeurs, qui sont, en plus, de merveilleux antidépresseurs naturels.
Oh, pas de grands vins hors de prix, mais des bouteilles de caractère, qu’on débouche sous la tonnelle, et qui se laissent boire avec un plaisir constant.
Meilleur est le vin, meilleurs sont les lendemains, c’est bien connu.
Un bon vin doit être franc, fruité, élégant, aromatique, et surtout, plaisant.
Oui, un bon vin doit plaire.
Un vin banal restera dans le verre. Il sera négligé, même par ceux qui n’y connaissent rien. Un bon verre de vin en appelle un second. Il titille nos envies. L’existence paraît tout de suite plus agréable. Les gens qui nous entourent deviennent infiniment plus sympathiques. L’atmosphère elle-même est transformée. Elle est plus chaleureuse. La cordialité règne. Comme le disait le professeur Peynaud, un des penseurs du vin moderne: “la langue est parlière quand le vin est beau.”
Reste qu’il faut acheter le vin et faire le bon choix.
C’est d’autant plus difficile qu’il en existe des centaines, chez les marchands de vin, les négociants et dans les grandes surfaces. Heureusement, la plupart du temps, des conseillers sont là, rien que pour vous. Mais, à notre avis, la meilleure façon, c’est de fixer un prix maximum et d’acheter six ou douze bouteilles différentes, et de les déguster à l’aise, en plusieurs fois, tranquillement chez soi. En prenant impérativement des notes. Si, à la douzième bouteille, on a oublié à quoi ressemblaient les cinq premières, c’est ennuyeux...
En comparant, on voit ainsi ce qu’on aime, le ou les vins qu’on préfère. Il n’y a plus qu’à en faire une petite provision.
Et Ă  prendre un peu de bon temps !
Le vin, c’est la joie de vivre.
Imaginons. Vous ĂŞtes dans le jardin, sur la terrasse, avec quelques amis.
C’est l’heure de l’apéro. Et pourquoi pas du vin? C’est le moment de boire un champagne brut ou un mousseux de qualité.
Etonnant, quand il fait chaud, comme un vin pétillant, même sans grande envolée, peut sembler agréable et bien meilleur qu’il n’est en réalité!
Il faut le servir bien frais, avec un peu de buée même, sur les verres. On peut le sortir du bas du réfrigérateur, ou, ce qui est plus festif, l’avoir mis à rafraîchir dans un seau de glaçons avec un peu d’eau. Et pourquoi pas les deux, pour simplifier?
Les verres ne seront pas trop remplis. Inutile de réchauffer le vin, même avec les doigts (ils ne doivent saisir que la tige). Rien de plus désagréable que d’avoir un verre rempli à ras bord - et, disons le mot, de plus “paysan”.
Pour les vins blancs et les rosés, on n’a que l’embarras du choix.
Le “p’tit vin blanc sur la terrasse”, rieur et tendre, cela ne manque pas de charme.
Mais il faut éviter des vins trop acides ou trop neutres. Un vin doit être intéressant, original et savoureux, délicat et parfumé sans outrance.
Le curieux de sensations appréciera des vins de vignobles différents, ceux de France, mais aussi du Chili, des Etats-Unis, d’Australie, d’Afrique du Sud, d’Allemagne ou de la Moselle luxembourgeoise, d’Espagne, de Grèce ou d’Italie...
C’est un voyage passionnant et instructif qui permet d’affiner odorat et papilles, fait pénétrer dans un univers de sensations.
Le mieux, pour le choix d’un vin, c’est de bien lire l’étiquette. Une “AOC”, appellation d’origine contrôlée, est une garantie. Un vin doit être le reflet de son terroir. Il doit avoir une âme. Et de la race.
Vins blancs et rosés, on les déguste frais, mais non glacés. Ils seraient frigides. Ils doivent développer leurs arômes. Bref, avoir du talent.
Goûter, c’est vagabonder. C’est faire un pied-de-nez à l’ignorance, au manque de goût, à la banalité.
Aujourd’hui, nous ouvrirons une bouteille de Riesling; demain, un vieux Vouvray; dimanche, un muscadet espiègle, ou un blanc aromatique de la Bourgogne. Et s’il y a quelques nuages, pourquoi pas un vin demi-sec ou moelleux, contenant du soleil?
Chaque instant devant un verre est partie de plaisir.
Nourrir le corps sans négliger l’esprit, c’est une règle essentielle.
On peut, sans honte, au milieu des arbres déboucher autre chose qu’un grand millésime, qu’une fameuse cuvée. Le vin doit être guilleret. On ne lui demande pas, ici, d’être grandiose.
Vous n’aimez pas les pétillants, ni les blancs, ni les rosés qui font songer à la Provence?
Alors, choisissez un vin rouge mais tout en finesse, délicat, jeune, à servir frais.
Il fut un temps pas si lointain où l’on savourait des vins vieux et chambrés.
Ce dernier terme, si galvaudé, ne signifie pas “chaud”. Un vin rouge ne doit être ni trop frais ni trop chaud. Mais on boira les jeunes vins rouges de bons terroirs assez frais et d’autant plus qu’ils sont bus sous le soleil.
Certes, en Provence, on boit avant tout du rosé (qui, dit-on, va avec tout, ce qui est faux), du blanc (et il en est de délicieux), et peu de rouge. A tort. Le Midi produit de très bons vins rouges, issus d’excellents cépages, syrah, mourvèdre ou cabernet, grenache, cinsaut.
Ces vins rouges bien faits, avec de la charpente et un bouquet fin de style animal si le mourvèdre domine, fruité et floral si c’est la syrah, balsamique si c’est le cabernet-sauvignon.
Ils conviennent Ă  beaucoup de plats.
Sauf l’aïoli, la bourride, la brandade de morue qui préfèrent les rosés aux cépages assez tanniques.
Mais revenons à notre sujet: les vins de soleil. Que diriez-vous d’un simple gros-plant du pays nantais? C’est un vin blanc sec issu d’un unique cépage, la folle blanche, originaire des Charentes, baptisé ici “gros-plant”. On le boit bien frais, à 8°, et il excelle sur les fruits de mer et surtout les coquillages.
Un cran plus haut, c’est le muscadet, que vous choisirez de préférence “sur lie”. C’est un blanc sec (AOC) issu lui aussi d’un cépage unique, le melon de Bourgogne appelé ici... muscadet.
C’est un vin qu’on peut boire à toutes les heures, rafraîchissant et espiègle.
Sec, sans verdeur, avec un bouquet Ă©panoui, il aime les plats de poisson.
Lui aussi est un excellent apéritif.
L’Anjou vous attire? Là aussi se pressent blancs et rosés, mais aussi l’Anjou-Saumur, rouge uniquement, issu du cabernet-sauvignon et du cabernet-franc.
Les blancs produits ici ont longtemps été doux ou moelleux. Le cépage était le chenin ou pinot de la Loire. En y ajoutant au maximum 20 % de chardonnay ou de sauvignon, les vignerons ont rencontré le goût du “sec”, s’exprimant en fruits ou en fleurs.
Les vins de Loire sont nombreux. Mais un Pouilly-fumé ou un Pouilly-sur-Loire font toujours belle figure à table. Là encore, servis bien frais, ce sont des vins d’apéritif, qui font merveille aussi avec les fruits de mer et les fromages secs.
Si on remonte vers l’Alsace, il convient de rendre hommage au muscat.
C’est naturellement un muscat sec, qui donne la sensation de croquer des grains de raisin frais parfumé. Le muscat d’Alsace, récolté sur moins de 3% du vignoble, est une petite merveille à boire en apéritif ou avec des asperges... A l’Auberge de l’Ill, le célèbre restaurant alsacien, on le servait, et on le sert sans doute encore, à l’apéritif, au bord de la rivière peuplée de cygnes, avec de minuscules et délicieuses tartes à l’oignon.
Vous n’avez pas de muscat d’Alsace sous la main, mais un riesling?  LĂ  aussi, c’est un vin sec issu du cĂ©page rhĂ©nan par excellence. Un vin pour la choucroute? C’est vrai. Mais aussi aux poissons et aux fruits de mer. Et un (ou deux) verres d’un bon riesling au bouquet et au fruit dĂ©licat, Ă  l’aciditĂ© fine, c’est toujours dĂ©licieux sur une terrasse. Servez-le Ă©ventuellement avec quelques anguilles au vert.
Vins de terrasses et de soleil ? Tous les mousseux, les champagnes, les vins blancs secs et parfumés, les rosés qui font songer à la Méditerranée, mais aussi des rouges tendres, jeunes, légers, sans trop de tanins, servis frais. Qu’ils viennent de France ou d’Italie, de Nouvelle-Zélande ou de la Nappa, quelle importance? On fait aujourd’hui de bons vins partout et c’est tant mieux.
Un impératif : la fraîcheur doit être dans le verre quand le soleil réchauffe la terre.
                     
Jacques Kother


Magnum - 07/05/2005 - Le Guide des Connaisseurs©

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Mojito, Vanderbilt, Champagne Flip, Devil : les cocktails reviennent en force

Les Années Folles avaient vu leur triomphe. Aujourd’hui, ils sont en vedette dans les meilleurs bars. Pendant l’été, fruits rouges, framboise, fraise, groseille garnissent les verres. Les femmes les apprécient de plus en plus et si le champagne reste la grande vedette de l’apéritif, les cocktails montent en flèche. Les jeunes apprécient d’abord les mélanges exotiques et sucrés, puis ils vont vers des cocktails plus secs.
Le roi des cocktails, dans les bars de Paris, c’est le Mojito, à base de rhum.
MĂŞme James Bond, dans son film, « Meurs un autre jour Â» oublie son traditionnel Dry Martini en faveur du cocktail cubain Ă  base de citron vert, de menthe, de sucre glace et de rhum.
Mais n’oublions pas les bons vieux classiques.
Ils ont fait leurs preuves.
Nos parents apprĂ©ciaient ainsi le Diplomate, très goĂ»tĂ© depuis des annĂ©es dans les milieux diplomatiques : 2 traits de marasquin, 1/3 de vermouth italien, 2/3 de vermouth français. Remuer Ă  la cuillère. Verser dans le verre, ajouter une cerise confite et presser une pelure de citron dessus.
Le Devil avait aussi son charme : au shaker, ½ fine champagne (cognac), ½ crème de menthe verte. Frapper. Verser. Ajouter une pointe de poivre de Cayenne.
Le Vanderbilt fut crĂ©Ă© en 1912 au Kursaal d’Ostende par le barman Guido en l’honneur du milliardaire amĂ©ricain Vanderbilt : dans un verre Ă  mĂ©lange, 3 traits de sirop de gomme, 2 traits de bitter angostura, ½ fine, ½ cherry brandy Rocher. On remue avec les glaçons. Dans le verre, une cerise confite et on presse dessus une pelure de citron.
Deux ans plus tard, Cornelius Vanderbilt trouvait la mort sur le « Lusitania Â» coulĂ© par un sous-marin allemand.
On peut déguster le Vanderbilt à sa mémoire.
Très en vogue aussi dans les années Trente, le Champagne Flip: battre un œuf frais au shaker avec sucre en poudre ou sirop de sucre. Ajouter du champagne très froid. Remuer à la fourchette. Versez dans un verre à vin. Muscade râpée dessus.
Mais n’est-ce pas un peu dommage pour le champagne ?       
On préférera peut-être en fin de repas le Porto Flip. Très bon mais calorique…
Les cocktails diĂ©tĂ©tiques sont aussi en hausse. Sans alcool, ils mĂ©langent jus de fruits et de lĂ©gumes. Exemple : 50 g de radis, 25 g de cĂ©leri en branche, 150 ml de jus d’orange, 3 gouttes de Tabasco vert et 50 ml d’eau minĂ©rale. Autre version primĂ©e en 1992, le Santa Maria 492 : 70 g d’ananas, 200 ml de jus de pamplemousse, 20 g de roquette, 1 trait de Worcestershire sauce, 50 ml d’eau.
Excellent pour la santĂ© mais pour le moral ?


Magnum - 02/05/2005 - Le Guide des Connaisseurs©

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DĂ©canter, oui, mais quels vins?

On croit toujours qu’il faut décanter les vins très vieux, qui ont un dépôt.
Nous n’en sommes pas partisans.
Un vin très vieux est souvent fragile et l’oxydation produite par le décantage peut l’assassiner. Nous pensons ici aux grands vins rouges de type bordeaux ou bourgogne. On peut décanter sans problème un vieux porto, plus riche en alcool, si on le juge utile, mais avec précaution, et avec une bougie ou une lampe placée derrière le col de la bouteille pour surveiller l’arrivée du vin trouble et arrêter l’opération à temps. En revanche, il est parfois indiqué de décanter un vin trop jeune, robuste, trop austère. L’opération lui sera bénéfique.
Peut-on décanter des vins blancs ? Oui, l’oxydation leur fera le même effet. Mais attention ! La carafe doit être aussi fraîche, et même un peu plus, que le vin.


Magnum - 28/04/2005 - Le Guide des Connaisseurs©

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·MalgrĂ© la crise, un grand millĂ©sime pour les Bordelais!

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·Que boire avec un filet amĂ©ricain, une blanquette de veau, des carbonnades?

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