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Le Moulin de Lindekemale Ă  Woluwe-Saint-Lambert : la moambe du mercredi

Chaque vendredi, sauf en Ă©tĂ©, dans «Demandez le programme» (entre 8h 30 et 9h), animĂ© par Philippe Callet, Jacques Kother, du magazine gastronomique Le Guide des Connaisseurs, donne sur l'antenne de Bel RTL, sa bonne adresse hebdomadaire (Ă©mission transmise en direct sur RTL TVI). Il a dĂ©gustĂ© une moambe dĂ©licieuse et authentique au Moulin de Lindekemale, Ă  Woluwe-Saint-Lambert, un excellent restaurant de cuisine française dont le directeur est un ancien d’Afrique.
 
Philippe Callet : Avant tout, vous avez un message important Ă  adresser Ă  tous les anciens coloniaux… Et Ă  ceux qui ne rĂ©sistent pas Ă  une cuisine diffĂ©rente…
 
Jacques Kother : Un message urgent. Vous aimez la moambe, un plat typiquement congolais. Vous ne connaissez pas la meilleure adresse pour en manger. Eh bien, je vais vous la donner. C’est le mercredi, ou sur commande bien entendu, au restaurant Le Moulin de Lindekemale Ă  Woluwe-saint-Lambert.
Mais la moambe, direz-vous, qu’est-ce que c’est ? C’est du poulet servi avec du saka saka et une sauce bien rĂ©duite Ă  base de pili-pili et d’huile de palme. Ici, au Moulin de Lindekemale, on vous sert du coquelet bien moelleux, mais restĂ© ferme, avec du riz sauvage, le fameux saka saka, qui ressemble un peu Ă  des Ă©pinards. Ce sont des feuilles de manioc frais, et non en boĂ®te, sautĂ©es avec des petits oignons. Et la fameuse sauce au pili-pili. Ce n’est pas gras. C’est un plat dĂ©licieux, inattendu, souvent trahi ailleurs, mais ici authentique, car le patron Luc Wilkin est un ancien d’Afrique. On accompagne la moambe d’une bière bien fraĂ®che. Le vin ne convient pas Ă  ce genre de plat Ă©picĂ© et très goĂ»teux. Il vous en coĂ»tera 17 euros 50, plus la bière. Total : 20 euros pour un grand moment de plaisir et de dĂ©paysement. La moambe du mercredi, c’est tout nouveau au Moulin de Lindekemale. Il est prudent de rĂ©server.
 
Philippe Callet : Il faut prĂ©ciser tout de suite que c’est une originalitĂ© du  Moulin de Lindekemale oĂą le chef, Laurent Van Poppel pratique essentiellement une cuisine française de bonne tradition.
 
Philippe Callet : Laurent Van Poppel est un jeune chef de grand talent qui travaille la main dans la main avec Luc Wilkin, dont le père possĂ©dait avant l’IndĂ©pendance du Congo Le Versailles Ă  Lubumbashi Elisabethville, sublime restaurant oĂą tout Ă©tait en style Louis XVI, y compris le service, le Châteaubriand Ă  Likasi Jadotville et La Bonne Auberge Ă  Kolwezi.
La moambe, façon Wilkin et réalisée par Van Poppel, est donc tout à fait authentique.
Le Moulin de Lindekemale est un ancien moulin Ă  aubes du XIIe siècle avec une magnifique maison du XVe. On entre, on prend l’apĂ©ritif Ă  cĂ´tĂ© du feu de bois, dans des fauteuils confortables, le dĂ©cor Ă  l’ancienne est parfait, la salle est attrayante et le menu, apĂ©ritif, vins et cafĂ© compris Ă  50 euros est une aubaine. On y trouve au choix, et le choix est vaste, foie gras, poissons, viandes, gibier.  
 
Philippe Callet : C’est la saison du gibier et je suppose que lĂ , on est comblĂ©.
 
Philippe Callet : On se rĂ©gale notamment avec la poule faisane Ă  la manière de Monsieur Wilkin, sauce au vin rouge et pomme au four. Les desserts sont aussi très rĂ©ussis et l’accueil de Luc Wilkin est Ă  la fois cordial et chaleureux. C’est un endroit de bonne vie, d’excellente tradition, et je vous le dis en confidence, si vous tĂ©lĂ©phonez deux ou trois jours avant, le chef se fera une joie de vous prĂ©parer non seulement la moambe, mais aussi la blanquette de veau, le navarin d’agneau, une fameuse tĂŞte pressĂ©e maison, ou une langue sauce madère, tous ces plats qui font honneur Ă  la tradition et qui, ici, ne sont pas dĂ©shonorĂ©s. On goĂ»te aux plaisirs de la vraie cuisine, du bonheur Ă  table, et de la gourmandise intelligente.
Rien de trop mais tout ce qu’il faut. On se met en appétit, on festoie de bon cœur et on savoure la vie. La vérité est dans l’assiette.
 
 
Le Moulin de Lindekemale
Avenue J.F. Debecker, 6, 1200 Bruxelles
TĂ©l : 02/770 90 57 - Fax : 02/762 94 57
E-mail : lindekemale@swing.be
www.lindekemale.be.tf
Directeur : Luc Wilkin
Chef : Laurent Van Poppel
Fermé samedi midi, dimanche soir et lundi
Terrasse
120 couverts - Banquets : 160 couverts
Menu à 50 € all in - Menu Dégustation : 60 €
 


Coup de coeur - 10/11/2006 - Le Guide des Connaisseurs©

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Le Petit Forcado à Bruxelles : le top de la pâtisserie portugaise

Chaque vendredi, sauf en Ă©tĂ©, dans «Demandez le programme» (entre 8h 30 et 9h), animĂ© par Philippe Callet, Jacques Kother, du magazine gastronomique Le Guide des Connaisseurs, donne sur l'antenne de Bel RTL, sa bonne adresse hebdomadaire (Ă©mission transmise en direct sur RTL TVI). Il s’élève contre la cuisine portugaise en Belgique, la plupart du temps mal interprĂ©tĂ©e, mais dit son admiration pour le plus grand pâtissier portugais de notre pays, Joachim Braz de Oliveira, qui tient la pâtisserie «Le Petit Forcado» Ă  Bruxelles.
 
Philippe Callet : Que  faut-il penser de la cuisine portugaise Ă  l’étranger? Et donc en Belgique ? Et il faut dire tout de suite que ce n’est pas toujours une rĂ©ussite…
 
Jacques Kother : J’ai mangĂ© cette semaine dans un nouveau restaurant portugais de Bruxelles, très bien dĂ©corĂ©, très agrĂ©able Ă  première vue, mais, car il y a un mais, la cuisine Ă©tait exĂ©crable : un peu, trop peu, de morue sous beaucoup de pommes de terre, une sorte de mĂ©li-mĂ©lo indigeste, des charcuteries sans intĂ©rĂŞt, qui n’étaient pas d’origine, des frites avec du riz en accompagnement, bref un dĂ©sastre et une horreur. Ce que l’on recherche, c’est de l’authentique et pas du toc.
Je veux bien que la cuisine portugaise ne soit pas la première du monde, mais c’est une cuisine de terroir essentiellement simple, faite avec d’excellents produits, très savoureuse, qui n’a rien à voir avec la cuisine espagnole, c’est un autre aspect de la cuisine ibérique. Les combinaisons de goût sont surprenantes pour un palais espagnol et la cuisine portugaise fait aussi un usage plus libéral des épices et des herbes.
Je ne suis pas un spécialiste mais j’ai souvent été au Portugal, j’ai préfacé un livre consacré à la cuisine portugaise, et j’ai même participé à un jury gastronomique près de Lisbonne. Je peux donc un peu en parler… Et on peut se régaler au Portugal.
 
Philippe Callet : Quelles sont les rĂ©ussites dans le domaine de la gastronomie portugaise ?
 
Jacques Kother : D’abord, le vin de Porto, un des plus originaux du monde. Malheureusement, il y a de mauvais portos plutĂ´t bon marchĂ©. Alors, un conseil amical : choisissez un porto vintage de grande marque, qui peut vieillir pendant 10 Ă  20 ans, ou un tawny de 12 ans. C’est plus cher mais c’est exceptionnel. Ne les buvez pas en apĂ©ritif comme le faisaient nos grands-mères, mais avec des fromages simples ou des gâteaux genre gâteau aux noix, ou simplement tels quels, après le repas, pour le plaisir et Ă  la tempĂ©rature de la pièce. Avec un havane, c’est superbe.
Il y a aussi d’excellents vins de Madère qui n’ont rien à voir avec les madères de cuisine. Ils sont souvent très originaux. On les trouve assez difficilement mais certains importateurs sérieux font venir chez nous les meilleurs et les bons madères ne sont pas encore très chers.
Les vins blancs ou rouges du vignoble ont fait aussi d’immenses progrès et ils sont encore bon marché. On a intérêt à les découvrir.
 
Philippe Callet : Et Ă  table ?
 
Jacques Kother : La morue, bien entendu, dont il existe une recette pour chaque jour. La morue, qui est du cabillaud salĂ©, doit ĂŞtre dessalĂ©e et simplement sautĂ©e Ă  l’huile d’olive avec de l’ail, c’est très savoureux. Mais on la sert Ă  toutes les sauces.
Le plat national, c’est le caldo verde, un potage au chou avec des pommes de terre écrasées et du chouriço, qui est un saucisson pimenté, ou du jambon fumé.
 En Belgique, Ă  dĂ©faut de chou portugais, on peut utiliser du chou blanc. C’est une soupe savoureuse, haute en goĂ»t, reconstituante, bonne pour la santĂ© car elle Ă©limine la fatigue et le stress.
           
Philippe Callet : Il existe beaucoup de spĂ©cialitĂ©s rĂ©gionales au Portugal â€¦
 
Jacques Kother : Des tas. A Porto, on aime les tripes qui sont prĂ©parĂ©es de la façon la plus simple et la meilleure du monde : avec des haricots blancs, du chouriço, du veau, du poulet, des oignons, des carottes, du persil, et assaisonnĂ©es avec poivre, cumin et laurier.
Avec du vin rouge local, on se régale.
Mais les préparations à base de poissons et de coquillages sont nombreuses et savoureuses.
On fait notamment au Portugal une préparation de fruits de mer, que j’aime beaucoup, avec la cuisson des moules, des praires, des crevettes, des poulpes, et divers coquillages très frais, du pain, de la coriandre et au dernier moment, on poche des œufs dans le jus brûlant. C’est sublime.
 
Philippe Callet : Il faut dire aussi que le Portugal est le pays des pâtisseries. Elles sont excellentes.
 
Jacques Kother : Et Ă  ce propos, une rĂ©vĂ©lation. Nous avons Ă  Bruxelles le meilleur pâtissier portugais qui soit. Il s’appelle Joachim Braz de Oliveira. On l’appelle tout simplement «Joachim». Il travaille pour des grandes surfaces ou des hĂ´tels prestigieux mais il a aussi une petite boutique dont nous allons donner l’adresse, c’est la moindre des choses. On peut aller y manger un gâteau et boire un cafĂ© sur le pouce. Ce n’est pas un grand magasin. C’est minuscule. Cela s’appelle Le Petit Forcado car Joachim possĂ©dait le meilleur restaurant portugais de Bruxelles, le Forcado, qui a fermĂ© ses portes. Il voulait devenir un artisan et c’est un artiste. Au Petit Forcado, on peut goĂ»ter pour un euro 10, pas davantage, une des 12 ou 13 sortes de gâteaux qu’il fait en semaine et une vingtaine les vendredis et samedis. C’est l’as des Pasteis de Nata, qui sont la gloire de la pâtisserie portugaise. C’est exceptionnellement bon. Et Joachim, qui est cordial et sympathique, est intarissable quand il s’agit de parler de la table portugaise. Vous pouvez y aller franchement de ma part. Joachim adore manger et il vous fera partager son plaisir.

Le Petit Forcado
Chaussée de Charleroi, 190 C
1060 Bruxelles.
TĂ©l. 02/ 539 00 19
Ouvert du mardi au samedi de 11 h 30 à 17 h 30, sauf jours fériés.


Philippe Callet :
 Bonne nouvelle aussi, le prochain numĂ©ro du magazine Le Guide des Connaisseurs sera chez tous les bons marchands de journaux la semaine prochaine, mercredi, et c’est un « spĂ©cial fĂŞtes Â».
 
Jacques Kother : Nous serons les premiers avec un gros titre : LE MEILLEUR A TABLE. Des tas de bonnes adresses, des produits fabuleux et comment les prĂ©parer, des chroniques destinĂ©es Ă  mettre le vin Ă  la bouche, tous les livres gourmands, des recettes de grands chefs, des recettes faciles, des anecdotes, de l’histoire gastronomique, bref de quoi faire plaisir Ă  tous les gourmets et Ă  ceux qui veulent le devenir. On ne va pas se priver…Nous avons rĂ©alisĂ© un numĂ©ro exceptionnel du Guide des Connaisseurs qui rĂ©pond Ă  toutes les questions que se posent les gourmands et les gourmandes avant les fĂŞtes. Normal, puisque la vie doit ĂŞtre une fĂŞte…


Coup de coeur - 03/11/2006 - Le Guide des Connaisseurs©

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Restaurant Culinair à Lauwe: l’exemple type de la jeune gastronomie en Flandre

Chaque vendredi, sauf en Ă©tĂ©, dans «Demandez le programme» (entre 8h 30 et 9h), animĂ© par Philippe Callet, Jacques Kother, du magazine gastronomique Le Guide des Connaisseurs, donne sur l'antenne de Bel RTL, sa bonne adresse hebdomadaire (Ă©mission transmise en direct sur RTL TVI). Il a parlĂ© de la gastronomie en Flandre, oĂą il y a plus de restaurants Ă©toilĂ©s qu’en Wallonie et Ă  Bruxelles. Pourquoi ?
 
Jacques Kother : C’est d’abord une question de gros sous. LĂ  oĂą il y a de la richesse, une clientèle qui a les moyens,  on trouve davantage de  restaurants de luxe. Les principaux Ă©toilĂ©s flamands sont Ă  Bruges, Ă  Gand, et dans les environs, et si certaines rĂ©gions wallonnes n’ont pas de restaurant haut de gamme, c’est qu’il n’y a pas de clientèle pour ça.
.
Philippe Callet : On assiste aussi un peu partout au triomphe des bistrots, des brasseries, qui pratiquent des prix plus sages mais aussi une table moins sophistiquĂ©e.
 
Jacques Kother : De ce cĂ´tĂ©-lĂ , pas de pĂ©nurie mais on constate, dans le meilleur des cas, qu’il y a une recherche des bons produits, qui coĂ»tent naturellement un peu plus cher, et  une volontĂ© de faire une cuisine plus originale que le steak frites. Les brasseries doivent pourtant tenir compte du conservatisme culinaire et des habitudes de leurs clients qui ne s’intĂ©ressent pas du tout aux nouveautĂ©s.
 
Philippe Callet : On parle beaucoup en Flandre de cuisine flamande. Mais en rĂ©alitĂ©, c’est de la cuisine française…
 
Jacques Kother : La cuisine flamande, c’est le waterzooi, les anguilles au vert, les carbonnades et les asperges Ă  la flamande. Hors de lĂ , point de salut…
Tous les grands chefs flamands font, à part cela, de la cuisine française traditionnelle ou moderniste. Certains ont travaillé en France, dans de grandes maisons, ou à Bruxelles. Et s’ils ont fait leurs classes uniquement en Flandre, c’est toujours dans les meilleures maisons.
La vraie question est celle-ci : sait-on manger quand on est nouveau riche ? Ce n’est pas Ă©vident mais les nouveaux riches, mĂŞme s’ils n’y connaissent rien, adorent ce qu’on leur conseille d’adorer : la nouvelle nouvelle cuisine, bon chic, bon genre, mais parfois neurasthĂ©nique.
           
Philippe Callet : Il faut pourtant ĂŞtre un très grand chef pour ne pas tomber dans tous les travers d’une cuisine hyper-branchĂ©e.
 
Jacques Kother : Les affolĂ©s de la papille veulent du bluff dans l’assiette, et le Michelin applaudit.
Mais ce n’est pas facile de trouver la juste mesure. J’ai déjeuné récemment dans un magnifique restaurant de Lauwe, près de Courtrai et à une vingtaine de kilomètres de Lille.
Ce restaurant a Ă©tĂ© baptisĂ© : « Culinair Â» sans « e Â».
Le patron Steven Dehaeze est l’exemple type de la jeune gastronomie en Flandre, qui mélange une recherche pas toujours convaincante mais intéressante et un classicisme de bon aloi.
Il adore servir en amuse-bouche un capuccino de poivron au jambon Ganda, une seule Saint-jacques poêlée sauce au curry, un minuscule cornet garni d’une mousse d’anguille fumée ou une praline de foie gras servie avec une gelée de violettes..
On se dit que c’est trop avec trop peu.
Et mieux vaut, en gastronomie, et entre nous, des huîtres nature qu’une crème brûlée… aux huîtres.
Mais il se rattrape avec des plats plus consistants et assez bien pensés, comme le bar servi rôti avec une sauce au cerfeuil et un stoemp de poireau enrichi (tout de même) de truffe d’automne, ou, nettement classique, le filet pur grillé avec légumes,pommes Pont-Neuf et béarnaise.
La majorité des vins viennent de France. Les prix sont plutôt modérés.
Culinair est sans doute un des grands de demain et c’est encore une victoire de la civilisation gastronomique française en Flandre.

Restaurant Culinair
Dronckaertstraat, 508
Ă  8930 Lauwe
tél. 056/ 42 67 33
F. Dimanche soir et lundi


Coup de coeur - 03/11/2006 - Le Guide des Connaisseurs©

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Le restaurant L’Amandier à Genval : aucune raison d’être à l’amende

Chaque vendredi, sauf en Ă©tĂ©, dans «Demandez le programme» (entre 8h 30 et 9h), animĂ© par Philippe Callet, Jacques Kother, du magazine gastronomique Le Guide des Connaisseurs, donne sur l'antenne de Bel RTL, sa bonne adresse hebdomadaire (Ă©mission transmise en direct sur RTL TVI).  Il a Ă©tĂ© sĂ©duit par le restaurant «L’Amandier» Ă  Genval, une table du goĂ»t juste oĂą l’amour du produit flotte sur la marmite.
 
Philippe Callet : Vous avez testĂ© cet excellent restaurant avec l’appĂ©tit de rigueur et des papilles particulièrement exercĂ©es.…
 
Jacques Kother : Un chroniqueur gastronomique doit toujours avoir des papilles averties, mais est-ce que vous savez qu’un adulte possède environ 10 000 papilles dans la bouche, alors que les perroquets n’en ont que 400. Les lapins en ont 17 000 et les vaches triomphent avec 25 000 papilles gustatives.
On peut se demander ce qu’elles goĂ»tent et peut-ĂŞtre faut-il  25 000 papilles gustatives pour ne pas s’ennuyer Ă  ne manger que de l’herbe.
 
Philippe Callet : En tout cas, vous avez transportĂ© cette semaine vos 10 000 papilles Ă  Genval. Et elles ont Ă©tĂ© vraiment comblĂ©es.
 
Jacques Kother : Je ne connaissais pas l’Amandier et j’ai dĂ©couvert Ă  200 mètres du lac de Genval un restaurant installĂ© dans une villa bourgeoise qui m’avait Ă©tĂ© signalĂ© par des lecteurs du Guide des Connaisseurs et des auditeurs de Bel RTL. J’y suis allĂ© incognito, bien entendu, et je dois dire que j’ai Ă©tĂ© sĂ©duit. Menu Ă  midi Ă  22 euros, avec six amuse-bouche bien pensĂ©es et servis dans des verres en entrĂ©e, avec notamment du foie gras très subtil, ensuite un magnifique morceau de turbot d’une exemplaire fraĂ®cheur, aux deux sauces, sur lit de poireaux et pommes de terre, et un dessert très plaisant, Ă  base de fraises, framboises et glace vanille. Les accompagnements sont abondants et variĂ©s, le pain, le beurre, le sel marin, les biscuits du dessert et il faut applaudir la fraĂ®cheur et la qualitĂ© des produits, la justesse des cuissons et la prĂ©cision des sauces. C’est sans dĂ©faut.
 
Philippe Callet : Il faut dire tout de suite que ce n’est pas une grande maison mais un restaurant intime, nichĂ© dans la verdure, et qu’on y est, en quelque sorte, reçu en famille avec le sourire.
 
Jacques Kother : C’est la famille Volkaerts. Le mari, Marc Paul est en cuisine. Il domine parfaitement une carte relativement courte mais imaginative et la toute charmante StĂ©phanie, sa femme, vous chouchoute avec diligence, compĂ©tence et cordialitĂ©.
C’est une maîtresse de maison comme on les aime, féminine, souriante et pimpante…
 
Philippe Callet : Les prix ? Moyens ?
 
Jacques Kother : Le menu du midi en semaine Ă  22 euros, 32 avec des vins choisis, c’est une bonne affaire. Mais on peut se rĂ©galer de tartare de saumon, de foie gras de canard au naturel, de raviolis d’écrevisses servis avec un coulis de crustacĂ©s, d’agneau Ă  la moutarde ancienne, de magret ou de ris et rognons de veau Ă  la crème de truffes. Le chef adore les poissons et les crustacĂ©s.
                       
Philippe Callet : Bref, on fait Ă  l’Amandier un petit festin.
 
Jacques Kother : Le tout humectĂ© de vins intĂ©ressants qui ne bafouent pas leur terroir. Le soir, on peut choisir, entre divers menus, un trois services, vins compris, Ă  44 euros. C’est le prix d’un certain bonheur Ă  table, loin des esbrouffes mercantiles, dans une dĂ©marche fraĂ®che et joyeuse. Nous sommes ici dans un excellent niveau de vraie gastronomie. On sort de table heureux et comblĂ©s. C’est une table du goĂ»t juste oĂą l’amour du produit flotte sur la marmite. La gourmandise et l’appĂ©tit peuvent se prĂ©senter au garde-Ă -vous…


Restaurant L’Amandier
Rue de Limalsart, 9
1332 Genval.
TĂ©l. 02/ 653 06 71
Fermé mercredi, samedi midi et dimanche soir.


Coup de coeur - 13/10/2006 - Le Guide des Connaisseurs©

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Brasserie Poelaert à Bruxelles : le rognon n’est pas grognon

Chaque vendredi, sauf en Ă©tĂ©, dans «Demandez le programme» (entre 8h 30 et 9h), animĂ© par Philippe Callet, Jacques Kother, du magazine gastronomique Le Guide des Connaisseurs, donne sur l'antenne de Bel RTL, sa bonne adresse hebdomadaire (Ă©mission transmise en direct sur RTL TVI). Il a agrĂ©ablement dĂ©jeunĂ© dans une toute nouvelle brasserie en face du Palais de Justice de Bruxelles, la Brasserie Poelaert. 

Philippe Callet : La Cuisine des brasseries, c’est qui a retenu cette semaine  votre attention. Et vous en avez tirĂ© quelques conclusions louangeuses mais pas toujours… après quelques essais faits Ă  proximitĂ© du Palais de justice de la capitale.
 
Jacques Kother : Il faut donc la justice du palais…
Qu’est-ce qu’on attend d’une bonne brasserie ? Une cuisine copieuse et savoureuse, de bons produits, une addition lĂ©gère, une ambiance agrĂ©able.
Un bon restaurant, c’est celui qui donne la joie de vivre et qui ne sombre pas dans la routine, qui offre une certaine crĂ©ativitĂ©, sans recherches extravagantes et prĂ©tentieuses, et qui ne fait pas mentir le proverbe bĂ©arnais : « Ventre plein, bouche rieuse. Â».
 
Philippe Callet : Derrière le palais de justice, on connaĂ®t le fameux Stekerlapatte, un rendez-vous bruxellois par excellence, et depuis peu,  juste devant le palais de justice, la brasserie Poelaert, et c’est vraiment nouveau…
 
Jacques Kother : C’est nouveau, en effet, encore inconnu des guides annuels, et l’excellent chef Fabian Schoonheyt, qui est, paraĂ®t-il, un fanatique de la cuisine, achète les meilleures viandes fraĂ®ches et non congelĂ©es, sert des plats vraiment très copieux, avec des lĂ©gumes frais, des pâtes artisanales, la carte des vins est courte mais sympathique, mais, ce que je ne comprends pas, c’est qu’il mette Ă  la carte des rognons Ă  la liĂ©geoise qui ne sont malheureusement pas des rognons Ă  la liĂ©geoise…
 
Philippe Callet : C'est-Ă -dire.
 
Jacques Kother : Le rognon Ă  la liĂ©geoise, qui fait l’admiration de nos amis français, est sautĂ© en tranches ou entier avec des baies de genĂ©vrier Ă©crasĂ©es et le dĂ©glaçage se fait avec du genièvre. A Liège on dit : du pĂ©ket.
Or, ici, le rognon, très frais, est servi avec une sauce à l’oignon, des haricots verts enrobés de lard, deux chicons, des croquettes et d’autres garnitures. Pour 14 euros 90, on ne se plaint pas, c’est excellent et très abondant, mais on aimerait évidemment qu’il respecte une recette traditionnelle.
 
Philippe Callet : Et le dĂ©cor ?
 
Jacques Kother : Très moderne, avec des murs gris fumĂ©e, un personnel  fĂ©minin gentillet, une belle carte Ă©toffĂ©e, du beurre abondant sur table, comme le pain, mais j’aurais un autre petit regret, la dame blanche du dessert est classiquement de la glace vanille avec du chocolat noir et chaud. Ici, c’est du topping froid. Et c’est un peu dommage. Pour un tel dessert incontournable depuis le XIXè siècle, on attend que le chocolat soit du vrai chocolat noir fondu et la crème fraĂ®che battue fraĂ®chement. Le chef a peut-ĂŞtre Ă©tĂ© trahi Ă  son insu et c’est regrettable.
Cela dit, c’est une brasserie très agrĂ©able, l’addition est lĂ©gère, et le jour oĂą l’espresso sera un vrai espresso, ce sera vraiment plaisant. Bref, un endroit agrĂ©able, dĂ©jĂ  très « mode Â», et avec quelques amĂ©liorations prĂ©visibles, ce sera très bien.
 
Philippe Callet : Vous avez Ă©tĂ© aussi cette semaine au salon Horeca Life qui a eu beaucoup de succès et vous en avez ramenĂ© un constat inattendu…
 
Jacques Kother : J’ai bavardĂ© avec un fabriquant français de tripes Ă  la mode de Caen, qui sont le fleuron de la gastronomie normande. Il avait reçu le matin mĂŞme des Ă©lèves d’écoles hĂ´telières, entre 16 et 18 ans. Commentaire gĂ©nĂ©ral : « Ah, c’est ça, des tripes… Â» Ils n’en avaient jamais mangĂ©. On aimerait plus de curiositĂ© chez ces futurs professionnels,  comme chez la plupart des clients de restaurants. On ne peut pas excuser l’inculture par la jeunesse.  La bonne cuisine, c’est l’amitiĂ© mais c’est aussi la dĂ©couverte. Et je ne sais pas si vous avez remarquĂ©, des tas de prĂ©parations sont en voie de disparition : les potages, par exemple, la tĂŞte de veau en tortue maison, ou le poulet de ferme qui a couru .Il est vrai qu’on le mange chez soi mais la viande rouge aussi, et elle garde la vedette.
La plupart des Belges sont peut-ĂŞtre avant tout des carnivores.
On apprĂ©cierait qu’ils soient aussi, tous, des gastronomes avertis… 

Brasserie Poelaert
Rue des Quatre Bras, 2
1000 Bruxelles.
TĂ©l. 02/ 511 15 60
 


Coup de coeur - 06/10/2006 - Le Guide des Connaisseurs©

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