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Les topinambours ressemblent un peu ŕ du gingembre, s’apprętent comme des pommes de terre et ont un petit goűt d’artichaut. Faudrait savoir…

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Cléo d'Esterlin, un champagne qui fait craquer...




On craque pour la belle et ronde Cléo, champagne brut d’Esterlin.
Ange-ClĂ©ophas Fransoret, Ă©paulĂ© par quelques amis de longue date, a fondĂ© le Champagne Esterlin en fĂ©vrier 1948. La maison recherche en permanence l’excellence et professe le sens du partage.
La cuvĂ©e brut ClĂ©o en constitue le tĂ©moignage. C'est un exercice de style intransigeant et passionnĂ© sur les diffĂ©rentes expressions du chardonnay : entrelacs subtil de notes vives (oĂą dominent agrumes et fleurs blanches) et d'incomparables arĂ´mes de maturitĂ© (crème, miel, brioche …).
Infos : 081 81 13 39


Art de Vivre - 23/09/2010 - Le Guide des Connaisseurs©

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Tous sur www.satiricon.be!

L’équipe rédactionnelle au grand complet de feu l’hebdomadaire PAN (ralliée par une belle brochette de personnes venues de tous les horizons, y compris journalistiques, littéraires et artistiques) vient de lancer son nouveau magazine satirique on-line: www.satiricon.be
Sous-titre Ă©vocateur: «De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus graves ! Â»
«Le ton en est humoristique, incisif et mĂŞme mordant, Ă©vitant toutefois soigneusement les crimes contre la langue française et le poujadisme outrancier de la concurrence, prĂ©cisent PĂ©trone et ses comparses. 
«Loin de la langue de bois et du politiquement correct, la ligne rĂ©dactionnelle de www.satiricon.be est inspirĂ©e uniquement par la libertĂ©: de dire, d’écrire et de se moquer !
«Des excès ou de la sottise nichés au sein de la politique belge et internationale, de la justice, des médias, des religions, de la mode, des arts et de la culture…
«Bref, de tout ce qui gonfle de suffisance bien des baudruches contemporaines !
«Une liberté revendiquée haut et clair, et avec insolence s’il le faut…
«Une libertĂ© pour laquelle nous sommes prĂŞts, comme bien des internautes, Ă  mourir !
«De rire…»
 


Art de Vivre - 31/08/2010 - Le Guide des Connaisseurs©

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Des sacs en emballages de bonbons!



Ces sacs très design font partie de la collection Ă©tĂ© de Nahui Ollin, une marque amĂ©ricaine. Ils ont une particularitĂ© unique : ils sont rĂ©alisĂ©s Ă  partir d’emballages de bonbons et de boissons gazeuzes recyclĂ©s et travaillĂ©s selon des anciennes techniques de pliage, de tissage et de couture maya.
Avec un maximum de 4000 emballages de bonbons, chaque pièce, fabriquée à la main à Mexico par des artisans, nécessite jusqu'à 4 jours de travail.
Tous les matĂ©riaux utilisĂ©s sont normalement rejetĂ©s par les usines qui les fabriquent. MĂŞme le cuir composant les lanières est issu de la rĂ©cupĂ©ration.
C’est en frĂ©quentant  les festivals culturels de son pays d’origine, le Mexique, qu’Olga Abadi, la crĂ©atrice de cette collection Ă©tonnante, a dĂ©couvert ces mĂ©thodes artisanales de tressage rĂ©solument inscrites dans une dĂ©marche Ă©colo.
Ces sacs pas comme les autres sont de grande qualité, originaux, colorés et très solides. Ils sont fabriqués en très petite quantité et sont issus du commerce équitable.
(257€. En vente chez Buss Jadoul – Bruxelles, 02.538.14.45)
 


Art de Vivre - 02/08/2010 - Le Guide des Connaisseurs©

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Le jardin extraordinaire de Sang Hoon Degeimbre



Sang Hoon Degeimbre


C’est Ă  une vĂ©ritable dĂ©couverte d’herbes inconnues ou mĂ©connues, de plantes aromatiques et de fleurs comestibles que la presse a Ă©tĂ© conviĂ©e par Sang Hoon Degeimbre, chef propriĂ©taire de «L’Air du temps Â» et chantre de la cuisine molĂ©culaire Ă  Noville-sur-Mehaigne et BenoĂ®t Blairvacq, du jardin «Zèbre Vert», Ă   Couthuin, en terre liĂ©geoise. 


Benoît Blairvacq et Sang Hoon Degeimbre

Herbe Ă  bison, hot lips (variĂ©tĂ© de sauge), arroche rouge, oseille d’Espagne, agastache, plante poivre Ă©voquant le wasabi, bourrache, oignon perpĂ©tuel pouvant ĂŞtre coupĂ© et farci, mini-carottes jaunes, oranges, pourpres, pousses de petits pois, oliviers atteignant six mètres de haut en automne, hĂ©mĂ©rocalles, ne sont que quelques-unes de curiositĂ©s que l’on trouve dans le jardin enchantĂ© d’un hectare que BenoĂ®t Blairvacq a crĂ©Ă© en 2002 Ă  la demande du grand cuisinier qui, depuis deux ans, le finance entièrement. 

    
Arroche rouge                            Plante poivre                                 Hot lips
                      
       
Herbe Ă  bison                                Bourrache                                      Olives d'automne

Les miracles de la nature

 

« Chaque vĂ©gĂ©tal est un miracle. Il possède des caractĂ©ristiques particulières, un parfum et une couleur qui lui sont propres», dit Sang Hoon Degeimbre. «Nous sommes fascinĂ©s par l’évolution de chacun, de son origine Ă  sa maturitĂ©, car il faut toujours passer par des phases de comprĂ©hension pour apprĂ©cier ce que la nature nous offre. Les pousses, les racines, les fleurs, les feuilles donnent autant de possibilitĂ©s de rĂ©aliser des tableaux. Elles Ă©veillent l’imagination et la crĂ©ation. Ce que j’appelle «les genèses» me permet d’offrir dans l’assiette, Ă  travers des saveurs vraies, nouvelles et variĂ©es, les mille et une facettes de la vie des lĂ©gumes, des herbes, des fleurs ou des fruits sous des formes diverses».

Pas Ă©goĂŻstes pour un sou, Sang Hoon Degeimbre et BenoĂ®t Blairvacq ouvrent leur jardin aux chefs et aux particuliers inspirĂ©s par la puretĂ© de la nature. La Bouteille Ă  la Mer et Li Cwerneu Ă  Huy, Le Coq aux Champs Ă  Soheit Tinlot, Le Cor de Chasse Ă  Barvaux, Couvert Couvert Ă  Heverlee figurent parmi les clients du jardin extraordinaire de Couthuin. 

Des plantes rares

 
Cette passion verte se traduit par 300 ou 400 variĂ©tĂ©s cultivĂ©es «Je n’en connais pas le nombre exact», explique Benoit Blairvacq. Certaines sont vraiment rares et de provenance lointaine, comme l’Asie, l’AmĂ©rique Latine, l’Himalaya. Beaucoup sont originaires d’Italie. Je viens de mettre en place 800 pieds de tomates dans 35 variĂ©tĂ©s, dont ma prĂ©fĂ©rĂ©e, la Green Zebra (Zèbre Vert) Ă  la chair zĂ©brĂ©e de vert foncĂ©, qui a donnĂ© son nom au jardin.»

Green Zebra

Dans les cuisines du Zèbre Vert, Sang Hoon Degeimbre nous a prĂ©parĂ© un succulent risotto au jus vert Ă  base d’ail des ours, avec une mousseline d’oursins, des mini-lĂ©gumes, de la poudre de beurre noisette et des asperges vertes du pays. 

    
Le risotto                                            Le daĂŻkon                                        


Un chips Ă  l'encre de seiche

Il a servi aussi un rouleau de daïkon, gel de citron vert, gel de réglisse, gel d’encre de seiche, terreau d’olives noires, ainsi que des chips de riz à l’encre de seiche.

«Cuisiner, c'est faire de la physique et de la chimie», affirme Sang Hoon Degeimbre.
Si on nous avait appris ainsi les sciences à l’école, on serait tous des prix Nobel.
 
Danielle Dechamps

©Photos Le Guide des Connaisseurs

 
Le Zèbre Vert, rue Simon 13, 4218 Couthuin. 0475/ 24.88.25. Visite uniquement sur RDV. 
L’Air du Temps, Chaussée de Louvain 181, 5310 Noville-sur-Mehaigne. Tél: 081/81 30 48. Fermé lundi, dimanche et samedi midi.

 
 


 

 



Art de Vivre - 01/07/2010 - Le Guide des Connaisseurs©

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Tous les secrets des petits déjeuners européens

Par Candice Kother



Le petit dĂ©jeuner est-il aussi copieux en Finlande qu’en Espagne ? Accorde-t-on la mĂŞme importance au dĂ©jeuner en Lituanie qu’en Allemagne ? Se retrouve t-on en famille pour manger Ă  Malte, comme en Slovaquie ? 
La nouvelle Europe, c'est vingt-sept pays, autant de langues et des milliers de différences et de similitudes.
Quoi de mieux que la gastronomie et les traditions culinaires pour les découvrir ?
Voici un voyage très dĂ©taillĂ© Ă  travers les petits dĂ©jeuners en Europe.
 
Il était une fois le petit déjeuner
 
Dans la Grèce antique, Ă  l'aube de la civilisation, le petit dĂ©jeuner est un rite religieux. L'acratismos, comme il est nommĂ©, se compose pour femmes et enfants de bouillie et de lait de chèvre adouci de miel ou de sucre de roseau. Les hommes quant Ă  eux ont droit aux aliments sacrĂ©s: du pain pour rendre grâce Ă  DĂ©mĂ©ter, dĂ©esse de la terre, et du vin, jus divin de Dionysos. Le pain est pĂ©tri et cuit selon une technique rapportĂ©e d'Orient par deux BĂ©otiens dont le secret s'est rapidement rĂ©pandu Ă  travers la Grèce. Le vin fait l'objet d'ablutions avant d'ĂŞtre jetĂ© sur le foyer de cuisson, sorte d'autel domestique. Ce rituel du pain et du vin rappelle dĂ©jĂ  les symboliques de nos temps. 
Chez les Perses, maîtres du monde antique, le petit déjeuner est une fête divine et gourmande. Son faste et son importance sociale ne seront jamais égalés. Cet unique repas quotidien requiert la participation de plusieurs centaines de cuisiniers. Les viandes rôtissent sur les brasiers, bœufs, chèvres, quartiers de chevaux ou de chameaux, sous l'œil avisé d'une quarantaine de parfumeurs, qui s'attèlent aux garnitures de pêches, d'artichauts, de dattes, de fromage frais et de miel. Le roi Darius boit "l'eau d'or", une eau sacrée qui provient de septante sources du pays, que seul lui et son fils aîné, prétendant au trône, peuvent déguster.
 
Les galettes de céréales
 
Rome se montre plus humble. Le jentaculum, pris entre sept et huit heures du matin, se rĂ©sume Ă  du pain frottĂ© d'ail ou d'oignon, de miel, de raisins, ou d'olives, et de vin coupĂ© d'eau. Les citadins prennent leur petit dĂ©jeuner debout, devant l'Ă©tal d'une thermopolia, une Ă©choppe en plein air typique de l'Ă©poque. Le pain apparaĂ®t assez tard Ă  Rome (IIIe siècle av J.C) et est remplacĂ© par des galettes de cĂ©rĂ©ales.  Il est aromatisĂ© avec des graines de pavot, d'anis et de cĂ©leri. Il se prĂ©sente gĂ©nĂ©ralement sous forme de miches rondes fendues en quatre.
Au palais de César et dans les familles patriciennes, les habitudes sont différentes. Les serviteurs ajoutent du lait, du fromage, du miel, des œufs, des fruits frais et des figues séchées aux mets traditionnels. Pendant le repas, les convives s'allongent sur des lits spéciaux disposés en fer à cheval autour de la table. Ils s'appuient sur un côté, le bras gauche posé sur un coussin, la main gauche tenant l'assiette, et la main droite, les aliments. Les romains se servent de cuillères et de fourchettes à table mais non de couteaux, les aliments étant prédécoupés.
Direction la Gaule où le terme frugal n'existe pas. Les hommes commencent la journée avec une lampée d'hydromel servie dans un crâne d'auroch orné de bronze. Ils attaquent ensuite les charcuteries, qui sont alors réputées pour être les meilleures du monde. Lard gras, saucisses sèches, gras double et boudins divers sont servis à même la table. Le chef peut accompagner le tout d'une tranche de fromage de Cantal. La bouillie d'orge au miel est également incontournable. L'hydromel a été chassé par le vin et la culture de la vigne, répandue par les Romains. Il continue cependant à réjouir le palais des peuplades du nord et plus spécialement des Celtes et des Gaulois. Il connaît une nouvelle période de gloire à la fin du XIXe, époque où le phylloxéra détruit la vigne.
 
Compains et copains
 
Le XIVe siècle en France est celui de la soupe. Elle ne dĂ©signe pas le bouillon mais une Ă©paisse tranche de pain que l'on dĂ©trempe en l'arrosant d'un potage gras parfumĂ© aux lĂ©gumes, au lait cru ou au gras de porc. 
Assis cĂ´te Ă  cĂ´te, les convives du matin partagent ainsi leur pain. On les nomme les compains. Plus tard, ils deviendront des copains. 
La "rôtie" est découverte à la Renaissance. Ce nouveau met à la mode n'est autre que notre bien connue tartine toastée et beurrée. Mais à l'époque, pour "desjeûner", littéralement interrompre le jeune, il convient d'utiliser de l'huile d'olive. C'est en France que de larges tranches de pains sont "toustées", comme il est dit alors, et accompagnées d'une motte de beurre. La "rôtie" peut être également recouverte de lait tiédi avec un tison rougi au feu de la cheminée, ce qui en fait l'ancêtre de la tartine grillée et de la soupe au lait.
Au milieu du XVIe siècle, on a déjà coutume de boire du café en Égypte, en Syrie, en Perse ou en Turquie (on le doit au médecin arabe Avicenne qui vécut autour de l'an 1000). On trouve des débits de café dans les villes de Médine, au Caire, à Bagdad, en Alexandrie, à Damas et à Istanbul. On sait qu'en 1555, deux Syriens nommés Shems et Heleem ouvrent dans le quartier de Talchtacalah le premier débit de café d'Istanbul. En quelques années, la ville en comptera plusieurs centaines.
 
Le café, un aphrodisiaque…
 
Au XVIIe siècle, le café est un nouveau breuvage dans nos contrées, ruineux et considéré comme un médicament ou un aphrodisiaque. C'est tout du moins ce que laisse entendre son importateur, Soliman Aga, dit Soliman le Magnifique, ambassadeur du sultan des Turcs à la cour de Louis XIV. Grand séducteur, il en offre aux visiteuses prêtes à perdre leur vertu pour découvrir celles du philtre magique. Le café passe ensuite de mode auprès des nobles, qui reviennent à leur tisane de sauge et de véronique. Malgré cela, il fait doucement son chemin du côté de la cour de Vienne. Originaire de Perse ou de Turquie, le yaourt serait né aux temps de la Bible. Il apparaît en France vers 1512, également via Soliman qui en offre à François 1er, souffrant de troubles intestinaux.
Le siège de Vienne est Ă  ce moment-lĂ  attaquĂ©.  Une nuit, un jeune noble polonais du nom de Franz Goerg Kolschitzky, âgĂ© de 23 ans, entre en scène. Il a vĂ©cu Ă  Istanbul pendant dix ans et parle le turc. Il offre ses services pour tenter de traverser les lignes ottomanes. HabillĂ© Ă  la turque, il rĂ©ussit Ă  passer et fournit Ă  Charles de Lorraine tout ce qu'il veut savoir sur les assiĂ©geants et les assiĂ©gĂ©s. Fort de ces informations, l'Archiduc attaque les Turcs et les met en dĂ©route. En fuyant, ces derniers abandonnent canons, munitions et provisions, parmi lesquelles se trouvent cinq cents sacs de cafĂ©. Kolschitzky est fĂŞtĂ© comme un hĂ©ros et dĂ©corĂ©. On lui offre la nationalitĂ© autrichienne, les cinq cents sacs de prĂ©cieux grains et l'autorisation d'ouvrir un dĂ©bit de cafĂ©. C’est le "Zur Blauen Flasche" (la Bouteille Bleue).
Il y prépare le café comme il l'a appris à Istanbul, en une décoction de bouillie à l'eau. Les Viennois n'apprécient pas et ses affaires vont mal. Kolschitzky a alors l'idée de filtrer son café, d'y ajouter une cuillère de crème et une cuillère de miel. Le succès est immédiat. Il propose également à sa clientèle une "turquerie", un petit pain brioché en forme de croissant en souvenir de la défaite turque. Le café - crème - croissant est né et va conquérir l'Europe.
 
Corn flakes et chocolat en poudre
 
Au XIXe siècle révolutionne le petit déjeuner. Les corn flakes ou flocons de maïs sont mis au point par l'Américain Will Keith et le chocolat en poudre est fabriqué pour la première fois par le Hollandais Conraad Johannes Van Houten. Henri Nestlé fonde son futur empire en 1867, et est à l'origine de Nescafé, de Nesquik, de Ricoré et de céréales en tous genres. Quaker Oats fait également son apparition en 1877, une année après Krisprolls.
Le petit dĂ©jeuner se modernise partout tout au long du siècle dernier. L'invention du Banania date de 1912. L'Ovomaltine, une boisson Ă  base de malt, est disponible sur le marchĂ© suisse Ă  partir de 1904. L'Ovomaltine, avec ses 13 vitamines et ses 3 minĂ©raux, est le premier produit du segment de «l'alimentation fonctionnelle», encore inconnu Ă  l'Ă©poque. Les cĂ©rĂ©ales Weetabix voient le jour en 1932. Tandis qu'en 1947, on assiste Ă  la crĂ©ation de l’Union des CoopĂ©ratives Laitières " France Lait ". A l’occasion d’un voyage aux Etats-Unis, la technologie du sĂ©chage du lait et surtout de l’instantanĂ©isation de la poudre de lait. Les techniques modernes se propagent partout dans le monde, tant et si bien que le retour Ă  la simplicitĂ© et aux mets non prĂ©parĂ©s semble ĂŞtre la nouvelle donne contemporaine. 

Du Nord au Sud, en passant par l'Est, Ă  chacun son petit dej'!
 
En Allemagne

 
Le petit dĂ©jeuner est copieux en Allemagne. Aux cafĂ©, thĂ© et jus d'agrumes s'ajoutent des cĂ©rĂ©ales mĂ©langĂ©es Ă  du lait ou du yaourt.  A table, une infinie variĂ©tĂ© de pains s'amourache de saucisson, de lard, de mortadelle, de pâtĂ© de foie, de saucisses - des mettwurst ou des weisswurst - et de jambon cru ou cuit au miel. Les Allemands sont de grands mangeurs de charcuteries.
 
Au rayon pains en Allemagne, on trouve la famille des kastenbroten, des pains cuits à la vapeur dans des moules clos, et celle des krustenbroten, qui sont les pains à croûte:
-       les brőtchen: ce sont des pains au cumin, au sĂ©same ou Ă  la graine de lin que l'on tartine de beurre ou d'une blonde coulĂ©e de miel de la ForĂŞt noire.
-       Le knäckerbrőt: un pain dĂ©licieusement croustillant
-       Le pumpernickel: le fameux pain noir, Ă  la mie dense et ferme. C’est le plus cĂ©lèbre des kastenbroten, c’est aussi le plus foncĂ©. Il est fabriquĂ© Ă  100 % de farine de seigle grossièrement Ă©crasĂ©e, qui lui prodigue une aciditĂ© et un goĂ»t terreux particuliers.
-       Le mueslibrőt: ce kastenbrot est fabriquĂ© avec un mĂ©lange de cĂ©rĂ©ales de type muesli, de noix Ă©crasĂ©es et de grains entiers. C’est un pain diĂ©tĂ©tique très populaire.
-       Le landbrőt: C’est le pain de campagne, il appartient Ă  la famille des krustenbrot. Sa pâte comprend un grand pourcentage de farine de blĂ© et assez de seigle pour donner Ă  la mie une couleur beige clair. L’utilisation de babeurre, en remplacement du lait lui donne une saveur douce-amère renforcĂ©e par la prĂ©sence du seigle. Il est façonnĂ© dans toutes les formes et toutes les tailles, il peut ĂŞtre farinĂ© ou non.
-       Les bretzels: ce sont des biscuits salĂ©s particulièrement apprĂ©ciĂ©s par les Bavarois avec des fromages, une omelette ou des Ĺ“ufs Ă  la coque gardĂ©s au chaud sous un petit capuchon de laine. A n’en pas douter, le bretzel est l’une des plus fameuses spĂ©cialitĂ©s de la boulangerie allemande. Une des plus anciennes aussi puisqu’elle date de la pĂ©riode mĂ©diĂ©vale. De la famille des krustenbroten, les bretzels sont fabriquĂ©s avec de la farine blanche, de la levure et du lait. Ils sont pochĂ©s et saupoudrĂ©s de sel
-       Le pain de seigle: Ă©galement très connu et très populaire, ce krustenbrot se prĂ©sente le plus souvent en carrĂ© ou en demi-cylindre, mĂŞme s’il connaĂ®t toutes sortes de formes et de tailles. Sa texture est dense et son goĂ»t est fort et acidulĂ©. Comme beaucoup de pains allemands, il est fermentĂ© au levain et contient toujours un peu de froment.
-       Le Kugelhopf: ce krustenbrot est un pain briochĂ© aux raisins secs, très enrichi en beurre et en Ĺ“ufs. Il est parfumĂ© au citron, ce qui lui donne une saveur particulière. Il connaĂ®t des variantes en Alsace et en Autriche. Mais il est toujours reconnaissable Ă  sa forme haute et cannelĂ©e.
-       Le roggenmischbrőt: ce pain de seigle est traditionnellement consommĂ© en Allemagne. Autrefois, on y incorporait de l’orge et de l’avoine pour le rendre plus nourrissant. Il y a donc de nombreuses variantes de ce type de pain.
La confiture, le fromage et les œufs durs sont également indispensables. Les Allemands font partie des plus grands consommateurs de fromage au monde. Les fromages frais type Quark, le plus vendu, les pâtes dures et demi-dures types Gruyère, Gouda ou Edam et les pâtes molles sont consommées au petit déjeuner. Les fromages à tartiner s'apprécient davantage au repas du soir.
Il existe en Allemagne une forte interdépendance entre le sucré et le salé. Un exemple? Les fromages à pâte molle, genre camembert, sont panés, frits et servis avec de la confiture d'airelles.
 
En Angleterre

 
Les Anglais sont connus pour leur gigantesque breakfast qui prime sur le repas de midi.
Le rituel veut que l'on commence sa journĂ©e avec un "early morning tea", un thĂ© pris au lit. Se dĂ©ploie ensuite le temps des joyeusetĂ©s: point de dĂ©jeuner digne de ce nom sans baked beans (haricots rouges) accompagnĂ©s de kippers (filets de hareng fumĂ©s) ou de sausages (les fameuses saucisses rose clair vendues sous plastique…). 
A cela s'ajoutent des tranches de bacon, des œufs, pochés arrosés de ketchup, à la coque ou sur le plat, de petites tomates, des champignons frits et des toasts de pain de mie tartinés de beurre et de marmelade d'orange ou de citron vert (la marque anglaise la plus réputée est la Chivers, elle se décline en fruity orange, lemon jelly et ginger). N'oublions pas l'indétrônable porridge, une bouillie d'avoine au lait et le magistral black pudding au boudin noir, fait de sang de porc, d'agneau ou d'oie, de gruau d'avoine, d'oignon, de lait et d'épices.


Des variantes sont possibles. Des viennoiseries telles que les scones, servis avec de la confiture de framboise et de la crème fouettée (la fameuse clotted cream), les buns, les crumpets ou encore les muffins peuvent envahir la table. Le pudding au citron ou aux raisins ou les french toasts (notre pain perdu) ont également leurs amateurs. Le tout est arrosé de litres de thé, white avec du lait, black, sans.
 
Bon Ă  savoir
Le mariage de Charles II avec Catherine de Bragance, princesse portugaise apportant en dot la ville de Bombay, fit connaître le thé de l'Inde et en particulier l'Assam qui reste encore le préféré des Anglais.
Servir le thé suit un cérémonial qui impose des rites immuables : on verse le lait froid en premier dans la tasse, puis le thé bouillant et enfin le sucre, ce qui présente l'avantage de le déguster sans attendre. Le thé s'accompagne d'une rondelle d'orange, grâce à laquelle son arôme s'épanouit, plutôt que de citron.
 
Petit lexique des pains anglais
-       Les muffins: ils sont très distincts des muffins amĂ©ricains. Ce sont de petits pains ronds Ă  la croĂ»te très fine et Ă  la mie très dense. Leur recette est cousine de celle des crumpets. Les muffins se dĂ©gustent ouverts et tartinĂ©s. Ils sont exquis toastĂ©s, avant ou après ouverture.
-       Les crumpets: ils font partie des pains classiques anglais (ils datent du XVIIIe siècle). Ils se prĂ©sentent grillĂ©s et beurrĂ©s. RĂ©alisĂ©s Ă  base de levure naturelle ou chimique, ils ont ainsi une surface gaufrĂ©e typique.
-       Les morning rolls: connus en Ecosse sous diffĂ©rentes appellations, rolls ou baps, les morning rolls sont toujours plats, blancs, et tendres. Ils sont reconnaissables Ă  leur forme creusĂ©e au centre. FabriquĂ©s avec de la farine ordinaire, parfois de la farine complète, ils contiennent aussi du saindoux. On les mange avec du bacon.
-       Le cornish saffron cake: ce pain doux des Cornouailles est fermentĂ© Ă  la levure, enrichi de fruits et Ă©picĂ© de noix, de muscade, de cannelle et de safran. Le cornish saffron cake est un des plus fameux pains aux raisins britanniques.
-       Le cottage loaf: ce pain est l'un des plus vieux d’Angleterre. Il est composĂ© d’une petite miche ronde placĂ©e sur une autre miche plus grosse. Il se caractĂ©rise par une croĂ»te assez Ă©paisse. Bien que renommĂ©, il est difficile Ă  trouver car sa fabrication requiert du temps et un four assez grand.
-       Les hot cross buns: ce sont des petits pains levĂ©s consommĂ©s en Angleterre depuis la pĂ©riode mĂ©diĂ©vale. Enrichis d’œufs et de raisins secs, ils sont rehaussĂ©s de noix de muscade et de cannelle.
 
En Autriche



L'Empire Austro-Hongrois a fait de la cuisine autrichienne un mélange d'influences, puisant ses sources en Italie, en République tchèque, en Pologne, en Serbie, et dans bien d'autres pays d'Europe centrale. L'Autrichien a un rapport assez simple avec la nourriture et différencie les produits quotidiens des produits plaisirs, davantage réservés aux week-ends.
Le petit déjeuner est un repas important qui se veut complet: du pain, de la confiture, de la charcuterie et du fromage en font la base.
Le pain le plus rĂ©pandu en Autriche est le bauerbrőt. C’est un fameux pain paysan. Sa pâte, composĂ©e de sarrasin, de froment et de mĂ©lasse, est parfumĂ©e au cumin et fermentĂ©e au levain de seigle. On obtient un pain Ă  la saveur très marquĂ©e. Il se marie parfaitement avec les mets rustiques, fromage et charcuterie.

Bon Ă  savoir 
C’est à l’Autriche que l’on doit le «poolisch», méthode de fermentation de la pâte aujourd’hui utilisée en France.

Même si les Autrichiens ne sont pas de grands consommateurs de fromage, ils ont malgré tout un faible pour les pâtes demi-dures (gailtaier almkäse, tiroler bergkäse), qui représentent 50% de la consommation,et les fromages frais, comme le quark, avec 25%.
Les charcuteries sont en bonne place avec les saucisses de Vienne, appelées saucisses de Franckfort, le speck fumé, la leberkäse, un mélange de veau, porc, lard et épices, la debrecziner, une saucisse crue avec des petits morceaux de viande, la burenwurst, une saucisse grasse et relevée ou encore la käsekrainer, une saucisse au fromage. Les Autrichiens aiment tellement cela qu'ils s'adonnent ensuite au gabelfrühstück, un picorage de viandes froides et saucisses à l'heure de l'apéritif, vers onze heures trente.
L'Autriche ne serait pas ce qu'elle est sans Vienne et ses viennoiseries! Parmi les délices autrichiens servis au petit déjeuner se retrouvent le semmel, un délicieux petit pain et les buchteln, de savoureuses brioches à la confiture de pruneaux.
 
Petit lexique du café
 
-       Kleiner/Grosser Schwarzer/Mocca : le petit ou grand noir classique.
-       Kleiner/Grosser Brauner : le petit ou grand "brun". C'est une tasse de Mocca servie avec un petit pot de lait.
-       Kapuziner : beaucoup de cafĂ©, un soupçon de lait et une goutte de crème.
-       Melange : comparable au crème français. C'est le plus consommĂ©.
-       Einspänner : cafĂ© noir servi dans un verre avec une bonne portion de crème chantilly.
-       Kaisermelange : “ MĂ©lange impĂ©rial ”. CafĂ© noir avec un jaune d'Ĺ“uf battu.
-       Maria Theresia : cafĂ© noir avec une liqueur Ă  l'orange.
-       Eiskaffee : cafĂ© noir avec de la glace Ă  la vanille et de la crème fouettĂ©e, servi dans un verre.
 
Bon Ă  savoir
Celui qui commande un simple café dans un café viennois se fera traité de "fanfaron", dixit les Autrichiens!
 
En Belgique


"Petit territoire, grande cuisine", disait Victor Hugo. Chez nous, le petit dĂ©jeuner est simple: des tranches de pain, souvent une brique (pain Ă  huĂ®tres) avec du beurre (d'Ardenne), du fromage ou de la confiture. 
Traditionnellement, ce repas combine des aliments sucrés et salés. Le sirop de poires et de pommes est une spécialité de l'Est de la Belgique. En Flandre Occidentale, on déguste des tartines beurrées à la cassonade.
CĂ´tĂ© pains, la crĂ©ativitĂ© est au rendez-vous, qu’ils Ă©manent d’artisans comme Mannedor ou la Wetterenoise ou de sociĂ©tĂ©s implantĂ©es internationalement, mais respectueuses des traditions, comme DĂ©lifrance.  



Les Belges aiment bien les fromages jeunes, mi-vieux et extra-vieux. Petit arrĂŞt sur une production flamande, le Brugge Vieux, une exceptionnelle pâte pressĂ©e au lait de vache et affinĂ©e pendant un an. Le Brugge Vieux est un fromage type gouda «extra vieux», au goĂ»t riche et corsĂ© et avec une très faible teneur en sel. Il se dĂ©guste en tranches grosses ou fines sur une tartine ou dĂ©coupĂ© en pointes, Ă  manger sur le pouce. ImpĂ©ratif : il faut le consommer Ă  tempĂ©rature ambiante pour qu’il dĂ©gage tous ses arĂ´mes et, après ouverture, le conserver au frais (max 8°C). On n’y pense pas (et on devrait), mais il fait merveille, râpĂ©, dans les sauces et les gratins. 
Autre trouvaille, Brugge Pain Classic, une pâte mi-dure artisanale au lait de vache pasteurisé, mûrie naturellement et produite par les mêmes affineurs que pour le Brugge Vieux et les autres fromages de Bruges (Brugge jeune, Mi-Vieux, Fleuron…)
Il est rĂ©ellement «le fromage Ă  pain», au goĂ»t puissant et Ă  la personnalitĂ© gĂ©nĂ©reuse, idĂ©al au petit dĂ©jeuner, mais il orne aussi judicieusement un plateau de fromages.  



Les charcuteries ont une place importante sur la table du petit dĂ©jeuner belge. En première ligne, le salami et le jambon, mais aussi du pâtĂ© (le fameux PâtĂ© Gaumais IGP, le pâtĂ© de lapin, la terrine maison du Hainaut), du boudin noir, des saucisses ou du jambon fumĂ©. Le Jambon d'Ardenne IGP est fumĂ© en fĂ»ts de chĂŞne, avec des baies de genĂ©vrier et du thym selon une recette ancestrale. Il est l’une des gloires de la Wallonie et sa rĂ©putation a largement dĂ©passĂ© nos frontières. Le jambon Ganda, sec mais non fumĂ©, fidèle, lui aussi, Ă  une ancienne recette traditionnelle, est une grande rĂ©ussite flamande qui se dĂ©guste dans toute la Belgique.
A Namur, on ne dit pas non à une omelette aux lardons, appelée fricassée.
Le week-end, les menus sont plus fastes. Des jus de fruits s'ajoutent au thé, au chocolat et au café au lait. On sort le cramique ou le craquelin, des pains briochés aux raisins ou au sucre, mais aussi le pain d'épices et les fameux pistolets, ces petits pains ronds fendus en leur centre que peignait déjà Rembrandt et qui doivent leur nom au prix qu'on les payait à l'époque, une pistole.
Les couques ont aussi leur place: des faluches, petits pains ronds beurrés saupoudrés de cassonade et chauffés au four, des gosettes, chaussons fourrés aux pommes ou aux abricots ou les simples couques au chocolat, aux raisins, au beurre ou à la crème.
Et le chocolat ! Notre pays est rĂ©putĂ© dans le monde entier pour sa qualitĂ© et sa saveur. MĂŞme si la plupart des maisons ont Ă©tĂ© rachetĂ©es par des groupes Ă©trangers, elles appartiennent toujours au coeur des Belges. On dĂ©guste, Ă©videmment,  le chocolat Ă  toute heure (c’est bon pour le moral), mais on lui donne une place privilĂ©giĂ©e Ă  l’heure du petit dĂ©jeuner.


Les Matinettes, par exemple. Ce sont de dĂ©licieuses gourmandises au bon goĂ»t de chocolat. Elles font merveille sur des petits pains, avec des croissants, sur une tartine ou du pain grillĂ©. Un conseil d’ami ? RĂ©chauffez quelques instants vos petits pains au four et plongez-y une Matinette au chocolat au lait ou au chocolat fondant, selon vos goĂ»ts…Un festin. Les Matinettes font partie de la gamme Jacques-Finest Callebaut Quality, comme un autre produit qui fait la joie des enfants (et de tous les gourmands) : les GranulĂ©s Ă  saupoudrer sur des tartines beurrĂ©es, des croissants, des petits pains moelleux. Ne boudez pas votre plaisir : saupoudrez de GranulĂ©s votre cappuccino bien crĂ©meux, goĂ»tez-les sur une crĂŞpe encore chaude, apportez une note croquante de chocolat au lait ou fondant en en dĂ©corant vos gâteaux et vos glaces…

A Chypre


Aux portes de l’Asie Mineure, Chypre est une destination qui procure un dépaysement total tant par la beauté de son bord de mer, que par ses vestiges de l’antiquité restés intacts, ses monastères orthodoxes, ses petits villages nichés au cœur de la montagne, et la douceur de vivre qui émane de ce petit pays baigné par le soleil. Selon la légende, Aphrodite la déesse de l’amour y vit le jour dans l’écume qui vient se briser sur les rochers de la côte de Paphos. C’est pourquoi cette île magique porte le doux nom de "l’île de l’amour".
La cuisine chypriote est riche et variée. C'est une cuisine naturelle, issue des produits de la terre. Elle mêle les saveurs des plats grecs, turcs, orientaux, italiens et britanniques.
Le petit déjeuner est simple et se compose de fruits, de jus, d'œufs, de pain et de fromage, de l'halloumi, fait de brebis, de la feta, de kephalotiri, comparable à du gruyère ou du kaskavalli, à la saveur douce. Les fruits sont merveilleux. On trouve des citrons, des fraises, des abricots, des nectarines et des pêches du pays. Les mandora, fruits hybrides créés à partir de mandarines et d'oranges sont typique de Chypre. Les cerises noires de juin sont aussi grosses que des prunes. Les melons sont gorgés de goût en juillet-août. Mais le fruit chypriote par excellence est bien entendu le raisin. Toutes sortes de variétés sont sur le marché: grosses grappes sans pépins, les rozari, rosés, les ampelisimo, aux fruits énormes et bien noirs, ou encore les veriko dont le nom provient des Anglais qui ne pouvaient s'empêcher de dire qu'ils étaient "very good" (très bon). Les figues vertes ou pourpres sont incontournables, notamment avec un petit verre de brandy.
Le week-end, le menu se veut copieux avec des œufs, de l'halloumi frit, des olives, des saucisses à la grecque et des tomates fraîches.
N'oublions pas le kafenio! Aucun village chypriote ne serait ce qu'il est sans un coffee shop traditionnel. C'est le lieu de rencontre et de communication par excellence. On y joue au tavli, la version grecque du backgammon et on y boit du café grec et des jus de fruits.
 
Bon Ă  savoir
Si vous êtes invité chez des Chypriotes, ne soyez pas surpris de les voir retourner leur tasse sur la sous-tasse après avoir bu leur café. Le futur se lit dans le marc restant!
 
Au Danemark


Les agapes matinales des Danois d'aujourd'hui ne sont pas si éloignées de celles du temps des vikings. Autant le dire tout de suite: peu d'Européens seraient comme eux capables d'ingurgiter une telle quantité de nourriture dès le matin.
Tout commence par l'indispensable øllebrød, une soupe à la bière et au pain de seigle. Elle était traditionnellement préparée dans de grandes marmites en trempant du pain dans une bière légère composée de malt et de sucre, puis réduite jusqu'à ce qu'elle ait la consistance d'un velouté auquel on ajoutait du lait et de la crème. Aujourd'hui, elle s'achète en sachet et se parfume au miel et au citron. L' øllebrød se mange avec du pain de seigle aux grains entiers.
Le petit déjeuner ne s'arrête pas là, au contraire. Les Danois aiment le sucre. A eux donc le pain d'épices, les brune käger, des gâteaux secs aux épices, aux amandes et à la cassonade, les wienerbrød, à base de pâte feuilletée, de pâtes d'amandes et de cannelle et les Danish pastry. Ces chaussons feuilletés fourrés de confiture, de fruits secs ou de crème d'amande parfumée à la cannelle ont leur préférence.
Le week-end, la table s'agrémente de sandwichs aux crudités, d'œufs de poissons, de harengs (que l'on trouve mariné au sherry, au curry ou au madère par exemple), de confitures et de fromages à pâte cuite coupés en tranches très fines. Les enfants mangent du porridge ou de l'ymer, du fromage blanc liquide arrosé de chapelure de pain noir fait maison, au sucre ou à la confiture de cassis.
La digestion passe par un thé ou un café au lait!
 
En Espagne


L'Espagne est un pays à la gastronomie riche et variée. Les Espagnols aiment cuisiner mais ils apprécient davantage le grignotage sur le pouce en dehors de chez eux. Le rituel du petit déjeuner va dans ce sens.
Dans la casa espagnole, il ne se compose que d'une vague tartine et d'un bol de cafĂ©. Mais vers dix heures, tout le monde se rue sur les churros, des beignets cannelĂ©s de forme allongĂ©e servis chauds. On les consomme au cafĂ© du coin. La loi espagnole prĂ©voit mĂŞme un arrĂŞt quotidien de travail de vingt minutes le matin pour tous les salariĂ©s. L'alternative contemporaine aux churros? Du pain grillĂ© tartinĂ© de saindoux ou arrosĂ© d'huile d'olive, du chorizo, des poivrons frits, des pincho de tortilla (un sandwich d'omelette aux pommes de terre), des sandwiches mixto (un croque-monsieur jambon - fromage) ou un mixto con huevo (un croque-monsieur vĂ©gĂ©tal). Attention aux faux amis, un croque-monsieur se dit "sandwich" en Espagnol et un sandwich se dit "bocadillo". 
On arrose son menu d'un cafe solo, noir, ou d'un cafe con leche, au lait.
Le dimanche et les lendemains de fête, tradition oblige, les hommes de la famille vont faire la queue devant la churreria pour en rapporter à toute la maisonnée. Les Espagnols les dégustent trempés dans du chocolat chaud épais.
 
Bon Ă  savoir
Il existe plusieurs appellations pour les churros:
-       Porras: s'ils sont plus Ă©pais et droits.
-       Bunuelos: s'ils sont en forme de couronne ou de boule creuse.
-       Coco Churros ou churros au chocolat: une version encore plus riche (si, si, c'est possible!)  que les    traditionnels churros.

Le petit dĂ©jeuner est nĂ©anmoins très diffĂ©rent de rĂ©gions en rĂ©gions. Le pain est un aliment de grande consommation, encore souvent fabriquĂ© dans la cuisine familiale. On en mange Ă  chaque repas, avec chaque plat. Il a par ailleurs gardĂ© une grande valeur symbolique : il est toujours d’usage de le bĂ©nir d’un signe de croix avant de le cuire.
 En Andalousie, le petit dĂ©jeuner se compose de petits pains grillĂ©s et frottĂ©s d'ail, agrĂ©mentĂ©s d'huile d'olive, de sel et de sauce tomate. En Catalogne, on Ă©crase une tomate sur le pain et on y ajoute un morceau de jambon cru. A Valence, on mange des pataqueta, des sandwiches garnis de laitue et de poivrons fris. La Galicie se veut gourmande avec une soupe au lait sucrĂ©.
A Majorque, les ensaimada, sortes de brioches en forme de spirale, ont la cote. L'ensaimada non fourrée, celles des origines, est élaborée à base de farine, d’eau, de sucre, d’œufs et de saindoux. On y étale de la sobrasada, de la pâte de courge et d'abricot. Son poids oscille entre soixante grammes et deux kilos. Il existe un autre type d'ensaimada, également à base des ingrédients précités, mais farcie aux cheveux d’ange. Son poids est compris entre cent grammes et trois kilos. Elle se présente sous forme de spirale d’au moins deux spires tournant dans le sens des aiguilles d’une montre. En surface, son aspect est ondulé, de couleur dorée. La face supérieure est ferme, croustillante et friable. L’intérieur, mou, solide et peu élastique, laisse facilement transparaître un feuilletage au goût sucré et dont l’odeur rappelle celle de la pâte cuite au four. Sa base se caractérise par son onctuosité. Une fois cuits, les deux types d’ensaimada peuvent éventuellement être saupoudrés de sucre en poudre. Miam!

Bon Ă  savoir
 
Les ensaimada sont toujours emballées dans des boîtes en carton.

En Estonie


La cuisine de l'Estonie peut sembler plutĂ´t monotone car les soupes y sont le repas principal. Ce n'est qu'une illusion car le patrimoine estonien en matière de gastronomie est très riche malgrĂ© la prĂ©sence rĂ©currente de certains ingrĂ©dients comme les lentilles, le choux ou le poulet fumĂ©.
Le petit déjeuner des Estoniens se compose de leib, un pain de seigle, d'œufs, de fromage, de gruaux d'avoine, de pâtisseries, de fruits, et s'accompagne de lait ou de café.
La grande fiertĂ©  du pays est le pain. Outre le leib, on trouve de l'excellent pain de sarrasin Ă  la mie dense. Le pain se parfume Ă  la coriandre, Ă  la cardamome, au cumin ou au sĂ©same. Le pain a un rĂ´le sacrĂ© en Estonie. Il existe un proverbe du pays qui dit "Respecte le pain car il est plus vieux que nous tous". Il fait l'objet de croyances très anciennes: le pain ne peut ĂŞtre placĂ© Ă  l'envers sur une table sous peine de provoquer malheur et dĂ©tresse; on ne coupe pas une tranche d'un pain neuf et entier le soir car c'est le matin qu'il est le plus vivant; avant de donner un bout de pain Ă  un Ă©tranger, la maĂ®tresse de maison en coupe un petit morceau et le garde de peur de donner son pain porte-bonheur; un pain encore chaud ne peut ĂŞtre coupĂ© avec un couteau car cela pourrait lui enlever son potentiel de chance; si une personne trouve quelque chose dans la mie du pain en la mangeant, elle ne doit le dire sous aucun prĂ©texte, car cela ferait honte au pain, qui en retour, amènerait la famine, etc.
Les principaux fruits sont les pommes, les cerises, les poires et un certain nombre de baies sauvages telles que les framboises, les fraises, les canneberges ou les myrtilles.
L'Estonie est un pays de gourmands où les pâtisseries sont partout. Les kringels, aux amandes, sont fameuses.
 
En Finlande



Le régime finlandais combine des aliments traditionnels et une cuisine haute couture de style continental et moderne. Les habitudes alimentaires saines et la gastronomie n'existent pas l'une sans l'autre. Les céréales comme l'orge, le seigle ou l'avoine sont présentes à tous les repas, dont le petit déjeuner est le plus important. Il se compose de porridge, de muesli, de son, de céréales, de yaourt et de lait. Le lait, surtout le lait fermenté, est très populaire. Les Finlandais en consomment en moyenne dix tasses par jour, très dilué, à l'américaine.
Le pain est également un must, tartiné de margarine ou de beurre. Le Finlandais commence sa journée avec un kukko, le pain de seigle fourré présent dans les pays scandinaves. Les variétés de pains de seigle sont très nombreuses : il y en a pour tous les goûts ! Ils sont composés de mélasse et d’extrait de malt (d’où leur couleur foncée) et de farine de blé pour en adoucir la saveur. Fréquemment épicés, ils contiennent aussi souvent des matières grasses qui favorisent leur conservation. Les Finn Crisp, des petits pains croustillants au seigle, sont essentiels au menu familial. Ils ont un goût un peu aigre dû à la fermentation du lait qu'ils contiennent. Dans le Sud-Ouest de la Finlande, le pain au malt est une spécialité. Le fromage traditionnel qu'on trouve dans les campagnes est l'ostrobothnian.
Les produits laitiers, dans leur version allégée, sont très appréciés. La Finlande produit de l'emmental, du bleu, mais l'edam reste la plus populaire.
Les fruits sont consommés frais, sous forme de jus ou en confiture. Le plus apprécié est une sorte de baie jaune, de la famille de la framboise, que l'on trouve dans le bogland. Les airelles, les myrtilles (que l'on fait en sauce) et les framboises sont les fruits les plus répandus.
Le café finlandais est traditionnellement très léger mais la demande de café plus fort, bu alors au lait, se fait plus forte de nos jours. Le thé n'est pas beaucoup consommé.
 
En France


Le petit dĂ©jeuner français est très simple: pain, beurre, croissants et cafĂ© au lait le rĂ©sume. Il existe nĂ©anmoins de merveilleux pains et viennoiseries. 


Le pain au chocolat ou aux raisins est une alternative au croissant. La baguette est la plus répandue, mais il ne faut pas oublier la ficelle, la flûte, le pain de campagne, le pain aux céréales, le pain au levain, le pain d'orge, le boulot, etc.
Le café désigne un expresso ou un café-filtre selon le contexte.
 
En Grèce


En semaine en Grèce, le petit déjeuner ne se prend pas vraiment à la maison. Chez lui, le Grec ne souscrit qu'à la cérémonie du briki. Le café est ici une institution, un art de vivre. Il fait bouillir de la poudre de café, du sucre et de l'eau dans un briki, une petite casserole haute, dans laquelle il jette ensuite quelques gouttes d'eau froide pour précipiter le marc, avant de le verser dans de petites tasses. Le café est versé en plusieurs fois pour "partager la mousse" puis il faut attendre que la poudre de café tombe au fond des tasses pour pouvoir le boire, accompagné d'un verre d'eau fraîche.
Le café peut s'accompagner de koulourakia, des petits gâteaux secs, ronds et parfumés à la cannelle, au café ou au chocolat.
La pause du milieu de matinée est sacrée. On y mange des friganies ou des praximadia, c'est-à-dire de petites biscottes dures accompagnées de tomates fraîches, d'œufs durs, de feta ou de kasseri (fromages de brebis ou de chèvre) et de bourekakia, des pâtisseries salées.
La feta est le fromage le plus célèbre et est réellement l'un des ingrédients indispensables de la cuisine grecque. Il se conserve en saumure.
Le week-end, on mange du pain fait maison, blanc dans les villes, complet dans les villages, avec des oranges, des courgettes ou des aubergines confites, du miel et de la confiture de pastèques, d'oranges amères, de melons et d'abricots, mais aussi du yaourt à base de lait de chèvre arrosé de miel liquide.
 
Petit lexique du café à la grecque
 
Le café tient une grande place dans la vie quotidienne. On parle football, politique ou on joue aux cartes en sirotant un café épais, parfumé avec un bon marc dans le fond de la tasse que l'on boit en serrant les dents pour le filtrer. Une gorgée de café, une gorgée d'eau fraîche. À l'Ouzeri ou à la Taverna, on commande un ena elliniko, c'est-à-dire un café grec qui n'a de différence avec le café turc que l'appellation mais il est préférable de le nommer ainsi sous peine de ne pas se faire que des amis!
 
Comment le demander?
 
-       Varis glydis: fort et bien sucrĂ©
-       Metrios: moyennement fort et peu sucrĂ©
-       Sketos: sans sucre
-       Glykis vrastos: bien sucrĂ© et bouilli
 
En Hongrie

Le budget alimentaire en Hongrie représente en moyenne 35% du budget des ménages. Le premier repas de la journée se prend habituellement entre sept et dix heures et ressemble au petit déjeuner continental. On y retrouve du pain, du fromage, de la confiture, de la charcuterie, du café ou du thé. Les Hongrois aiment y ajouter des œufs et des légumes (tomates, poivrons et différentes variétés de radis), surtout dans les zones rurales, et consomment quasi exclusivement de la margarine et non du beurre.
Le fromage favori en Hongrie est le Trappiste qui représente près de 60% de la consommation. Il se déguste en tranches ou râpé dans des sandwiches. Le fromage fumé Karavan appartient à la tradition hongroise et des pays des Balkans. Le Twarog, préféré des Polonais, est mélangé à du poivre et du paprika pour devenir le Körözott, une véritable spécialité du pays.
 
Bon Ă  savoir
En Hongrie, plus vous mangez, plus vous êtes considéré comme poli auprès de vos hôtes. Donc, si vous êtes invité chez quelqu'un, jeûnez avant d'y aller!
 
A faire en Hongrie!
 
Au début du siècle, les cafés étaient au cœur de la vie intellectuelle et sociale de Budapest. De nos jours les traditions sont au rendez-vous et de nombreux cafés proposent café et thé. Allez-y pour y lire les journaux mais surtout, bavarder dans une bonne ambiance.
Découvrez l'atmosphère Belle Epoque parmi les cafés les plus réputés, chef d'œuvres d'Art Nouveau: l'Astoria, le Lukas, l'Incognito, le New York et le Café Gerbeaud.
 
En Irlande


Le petit déjeuner irlandais, le Full Irish Breakfast comme il est appelé là-bas, ressemble à l'anglais, en plus simple: il se compose le plus souvent de deux saucisses de porc, de bacon, de flageolets, d'une demi-tomate frite à la poêle, de white ou black pudding et d'un ou plusieurs œufs brouillés ou au plat. Il s'accompagne d'un brown soda bread, un petit pain brun et rond façonné en boule et fait de farine complète pétrie avec du lait caillé, sur lequel une croix est tracée à la pointe du couteau. Ce pain doit son nom au bicarbonate de soude qui, à l’origine, remplaçait la levure. Sa consistance est donc proche de celle d’un gâteau. Sa pâte faite de farine blanche et de farine complète est enrichie au beurre et au babeurre. Elle ne requiert qu’un pétrissage léger et ne nécessite aucun temps de repos. A l’origine, le soda bread était cuit dans une marmite, dans la cheminée familiale. De nos jours, quelques artisans spécialisés utilisent encore ce mode de cuisson. Chaque boulanger irlandais a développé sa variante du soda bread : complet, à l’avoine, cuit en moule, etc.
 
Bon Ă  savoir
Le thé préféré des Irlandais est le Barry's, un mélange de thés de Ceylan au goût corsé. Cette compagnie née en 1901 propose touts sortes de thés, mais le plus vendu en Irlande est le Gold Blend.
 
En Italie


La cuisine italienne est une cuisine ensoleillée, parfumée, qui séduit les palais les plus exigeants.
Il n'existe pas de petit déjeuner typique en Italie. Chaque région possède ses particularités.
A Rome, les bureaux ferment entre dix heures trente et onze heures pour que chacun prenne le temps d'un cappuccino, un café-crème bien mousseux, d'une pasta (pâtisserie) ou de maritozzi (des petits sandwiches). C'est la spuntino, la pause-café.
A Milan, le cappuccino s'accompagne de panettone, une grosse brioche parfumée. C’est un pain de fête traditionnel. Comme ses semblables allemands ou scandinaves, sa recette est très riche : du beurre, de l’œuf et du lait, ainsi que des raisins de Smyrne, des fruits confits (oranges et citrons) et parfois du chocolat. Il demeure pourtant très léger. Assez massif, et tout en hauteur, il s’achète enveloppé dans de la cellophane et enrubanné.
A Venise, place au café au lait, au pain beurré, aux brioches, aux croissants ou aux bacioli, de délicieux petits biscuits au citron.
En Sardaigne, le café se boit avec un verre de grappa Julia, un marc, même les enfants y passent!
Les femmes et petits mangent également des tartines beurrées de rosetta, un pain en forme de rosace. Cette spécialité du sud de l’Italie est devenue un pain classique italien. Il se présente sous forme de boule farinée. Sa croûte est fine et claire, sa mie assez dense. Ce pain blanc tire sa saveur de l’huile d’olive qui est incorporée à sa pâte. Ils l'accompagnent de fruits et de tomme de brebis.
Dans les montagnes des Abbruzes où il fait froid, le café est mélangé à un jaune d'œuf battu et sucré. Il se déguste accompagné de grosses tartines enduites d'huile d'olive et de fromage de brebis en hiver, et de tomates saupoudrées de sel en été.
 
En Lettonie


La Lettonie est un pays en plein changement. De son passé occupé, elle a conservé une cuisine assez simple, peu onéreuse, et principalement composée d'ingrédients cultivables sur place. Elle contient très peu d'épices (qu'il fallait importer) mais est riche en graisses.
La gastronomie lettone tire ses influences d'Allemagne, de Suède et de Russie.
Les Lettons commencent leur journée avec un bon petit déjeuner. Avant toute chose, l'élément principal sont les crêpes, du type des pancakes suédois. Elles sont frites et fourrées soit au bacon, soit aux fruits (sur lesquelles est encore ajouté de la crème ou de la confiture), soit au biezpiens, un fromage cru typique. La préparation de ces bombes caloriques nécessite pas moins de neuf œufs pour six personnes!
De manière générale, le menu matinal contient du pain, des saucisses, du pâté (que l'on fait à l'avance pour toute une semaine), du fromage (du jâni), des œufs, à la coque ou en omelette, du miel, de la confiture, des fruits cuits, des tomates et des concombres. Le tout arrosé par des litres de café, de lait et de bëfzu sula, de la décoction d'écorces de bouleau fermentée!
Les Lettons sont fanatiques de produits laitiers, qu'ils prĂ©parent chez eux, artisanalement. Les favoris sont le lait, le cottage cheese, le fromage et le beurre, mais aussi deux boissons traditionnelles, le rūgušpiens, du lait caillĂ©, et du kĂ©fir.
Il existe plus de quarante variétés de pains, mais le plus consommé est au seigle et au levain (saldskaaba maize). Sa préparation se faisait originellement dans un bol en bois appelé "abra". Il peut se conserver pendant un mois!
Les Lettons sont également friands d'un pain plat qu'ils recouvrent de rhubarbe, de pommes ou de fruits rouges cuits (en particulier des fraises) en été, et de cottage cheese ou de pommes séchées en automne. On trouve aussi des pains plus exotiques, aux carottes, aux graines de tournesol, aux noix et fruits secs. Ils atteignent pas moins de dix kilos pour la plupart!
 
En Lituanie



Les Lituaniens aiment bien manger. Cette tradition leur vient de leurs ancêtres qui disaient, "Celui qui mange bien, travaille bien". Leur cuisine est simple mais pleine de goût. Les plats sont peu épicés, principalement, à base de poissons, de potages, de viande de porc, de pommes de terre, de choux, de betteraves, et de petits pois.
La cuisine lituanienne a retenu les influences des pays voisins au cours des siècles. Un bon exemple est le kügelis, un gâteau de pomme de terre récupéré de la cuisine allemande.
La Lituanie est séparée en cinq régions ayant chacune ses propres habitudes culinaires.
Les montagnards ou "Aukätaiciai" vivent dans la région Nord-Est du pays, connue pour ses différentes crêpes et plats à base de fromage. Les Samogitians dits "Zemaiciai", de la région Nord-Ouest, sont férus de porridges, gruaux et de beurre aigre.
Dans le Sud-Est, lĂ  oĂą les forĂŞts se trouvent et oĂą le sol est sablonneux, les Dzukai cultivent le sarrasin sous toutes ses formes, les champignons et les pommes de terre.
Les Suvalkieciai, les habitants du Sud-Ouest, préfèrent les viandes fumées, les saucisses et un fameux saucisson appelé skilandis.
Le petit déjeuner se prend entre sept et neuf heures. Il se compose de différents pains noirs à base de seigle, de fromage lituanien type cheddar, de miel et de skilandis. Le thé, le café et le lait sont les boissons les plus courantes. La tradition veut que le pain soit toujours placé en premier sur la table. Il se présente sous la forme d'une miche très dense de forme rectangulaire aux angles arrondis, et est parfois parfumé aux graines de cumin.
 
Bon Ă  savoir
La position des membres de la famille Ă  table est respectĂ©e: le père prĂ©side la table, sa femme est de l'autre cĂ´tĂ©. A la droite du père se retrouve le fils aĂ®nĂ© et les membres restants Ă  cĂ´tĂ© de lui. Cette tradition des places Ă  table est encore pratiquĂ©e de nos jours pour les jours de cĂ©lĂ©brations, lors des rĂ©unions de famille. 
Lorsque le repas est terminé, une cuillère retournée à l'envers veut dire que le repas était bon et que l'on a bien mangé. Personne ne quitte la table avant que tout le monde n'ait terminé de manger et n'ait remercié celle qui a préparé le repas, en général la grand-mère, qui répond alors"I sveikata" (à votre santé).

Au Luxembourg


Le nom "Luxembourg", vient du mot "Lucilinburugh", qui signifie "petite forteresse". Il faut savoir que ce petit pays a été assiégé et occupé plus de vingt fois durant son existence par différents conquérants au cours des guerres successives (français, espagnols, autrichiens, hollandais et allemands). Le Luxembourg est donc au carrefour de plusieurs pays et il est de coutume de dire que sa cuisine est influencée par la qualité française et la quantité allemande. C’est une cuisine franche, avec une personnalité qui lui est propre.
Le petit déjeuner luxembourgeois est simple et similaire au français. Café noir ou au lait pour les parents, chocolat en sachet pour les enfants. A la baguette, les Luxembourgeois préfèrent de gros pains de froment, de seigle, aux six céréales, de grosses brioches au beurre ou encore des petits pains individuels ronds ou longs. Ils se recouvrent de beurre et de confiture de quetsches, qui est la spécialité de la région. Les fruits les plus répandus au Luxembourg sont en effet les prunes, les mirabelles et les quetsches.
Dans le Nord, le petit déjeuner s'agrémente d'un plat de charcuteries, comme en Belgique. Le pâté de campagne au Riesling fait partie des favoris mais il faut également compter sur le fromage de tête (jhelli), le collet fumé (judd), le saucisson (zossis), le boudin noir (traip), la bajoue (kënnbak), les thuringer, de petites saucisses fumées vendues dans les rues, le jambon fumé de Oesling, le jambon au foin (haam am hée) et le poulet au Riesling (hong am rèisleck). On s'aperçoit vite de l'influence allemande.
Dans les campagnes, le café (kaffi) est bu dans des jattes larges en faïence.
Le petit plus? Le Luxembourgeois avale volontiers d'un trait un petit verre d'eau-de-vie de prune.
 
A Malte


La cuisine maltaise offre les généreux parfums et les couleurs chaudes de la Méditerranée. Le pain est un délice à la façon de grand-mère, croustillant à l'extérieur, aéré à l'intérieur.
L'hobza est un pain à la mie délicieusement moelleuse qui est au centre de tous les repas. Il se sert avec de simples produits locaux comme les tomates fraîches et des gbejniet, ces petits fromages ronds frais ou conservés dans l'huile ou le vinaigre.
Le "hobz biz zejt" est un petit pain croustillant en forme de couronne ("ftira") que l'on ouvre en deux, que l'on frotte de tomates mûres et que l'on fourre d'un mélange de thon, de câpres, d'oignons et de menthe et quelquefois de pois chiches. Il peut être recouvert de graines de sésame. De nos jours, le pain maltais est encore très bon marché. Le boulanger se déplace en van autour des villes et villages de l'île. Les ingrédients du pain sont restés les mêmes: de la farine, de la levure, beaucoup de sel, de la margarine, du lait et de l'eau.
Le pastizzi et le qassatat sont très appréciés. Il s'agit de petites pochettes de pâte, farcies de ricotta, de thon, de viande, d'épinard ou bien de petits pois.
Pour ceux ou celles qui auraient plus envie d'une pause sucrée, vous pourrez tester le Qaqhaq Ta’l-Ghasel, des petits ronds de pâte remplis de sucre, chocolat et de semoule et servis avec une sauce au miel, ou des kannoli, une pâtisserie cylindrique de pâte frite fourrée de ricotta fraîche et sucrée grâce à des morceaux de chocolat et des fruits confits.
La cuisine maltaise a été très fortement influencée par les différentes cultures et civilisations ayant vécu sur l'île. Les menus sont directement inspirés de la cuisine sicilienne, turque ou encore nord-africaine.
 
Aux Pays-Bas

 
Dans l'autre pays du fromage, on excelle en termes de volume de productions, mais pas en variété, comme en France. Depuis des siècles, ce sont le Gouda et l'Edam qui représentent la majorité de la production, comparés à quelques autres types comme le Leyde (un gouda au cumin), peu importants en volume. La fabrication du fromage est un métier ancien et artisanal. Le fromage était d'abord fait à la ferme, avant que des coopératives soient constituées au début du XXème siècle. Curieusement, la fabrication à la ferme de "boerenkaas" est redevenue très populaire.
Edam et gouda sont donc en bonne place à la table du petit déjeuner. Ils sont coupés en très fines lamelles et dégustés sur du pain.
Un détail amusant? Les Hollandais ne mangent pas de beurre mais de la margarine. C'est une habitude qu'ils ont conservée du temps des restrictions de la guerre de quarante. Dans la même lignée, le trancheur de fromage, nécessaire à la fine épaisseur des tranches, reste le symbole de l'esprit économe du pays.
Il existe différentes sortes de pains aux Pays-Bas. Le plus courant est le pain croquant. Comme les Scandinaves, les Hollandais ont une prédilection pour les pains très croustillants, proches de la biscotte. Le pain croquant est un pain blanc, légèrement sucré, façonné en cylindre puis cuit jusqu’à assèchement complet. Il accompagne les garnitures salées et sucrées du matin. Le kornkracker ("blé brisé") a aussi ses amateurs. Il se présente sous forme de tourte ou de petits pains ronds. Il se fabrique à partir de farine de blé contenant des grains de blé écrasés. Il en tire son goût savoureux et sa texture croquante.
La confiture est une alternative au fromage, mais ce qu'ils préfèrent, ce sont les hagelslag, des granulés de chocolat qu'ils saupoudrent généreusement sur le pain.
L'ontbijt s'accompagne Ă©galement de cafĂ©, de jus de fruit, de cĂ©rĂ©ales avec du lait, de viandes froides et d'Ĺ“ufs Ă  la coque ou sur le plat. 

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Art de Vivre - 28/08/2009 - Le Guide des Connaisseurs©

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