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A voir absolument : «Blanche Neige La suite », le nouveau film de Picha



C’est un Ă©vĂ©nement :  Picha vient de sortir son quatrième long-mĂ©trage d’animation: «Blanche Neige La suite», une comĂ©die hilarante et dĂ©capante qui explique enfin ce qui s’est rĂ©ellement passĂ© après le baiser du Prince Charmant.
L’histoire dĂ©marre avec langueur et poĂ©sie. Blanche Neige, qui vient d’épouser le Prince Charmant et qui croit que les enfants se font en mettant la langue dans la bouche, est l’image mĂŞme de la puretĂ© et de la naĂŻvetĂ©. C’est frais, ravissant, romantique. On se croirait presque dans un Disney. Se serait-on trompĂ© de film ? Tout dĂ©rape heureusement très vite, parce qu’une Bonne FĂ©e, pas si bonne que ça, tombe amoureuse du Prince et brouille les pistes en faisant apparaĂ®tre une Belle au Bois Dormant nymphomane, une Cendrillon indĂ©cente, sept nains lubriques, un ogre obsĂ©dĂ©. Dès lors, rien ne va plus : la chasse Ă  la pucelle est ouverte et on a droit Ă  tout, mĂŞme Ă  une orgie. Du Picha tout crachĂ©. On se rĂ©gale.
«Je rĂŞvais dĂ©jĂ  de mĂ©langer des contes de fĂ©e bien avant de rĂ©aliser «Le Big Bang», il y a vingt ans,  nous a dit Picha. C’est fait. Cela a Ă©tĂ© un montage difficile qui a nĂ©cessitĂ© six ans de travail.»

      

Tarzoon démythifié
 
Il faut oser désacraliser les contes de fée. Il n’y avait que la verve et l’humour du caricaturiste Picha pour réussir cette gageure.
Sous son crayon dĂ©vastateur, il avait dĂ©jĂ  crĂ©Ă© en 1975 avec « Tarzoon Â» le plus foireux des Tarzan, attirant les foudres des descendants de Edgar Rice Burroughs qui avaient tentĂ© de faire interdire le film. Tarzoon Ă©tait devenu « The shame of the jungle Â» (La honte de la jungle Â») au pays de Johnnny Weismuller, mais les hĂ©ritiers du crĂ©ateur du mythe au cri tyrolien  avaient Ă©tĂ© dĂ©boutĂ©s par les tribunaux français. Tarzoon avait eu un succès fantastique : plus de 1.300.000 Français s’étaient ruĂ©s dans les salles.
Le film avait été suivi en 1980 par «Le Chaînon manquant» et en 1987 par «Le Big-Bang». Picha, alias Jean-Paul Walravens, Bruxellois installé à Montmartre, avait alors abandonné le cinéma pour se consacrer notamment à des spots publicitaires et des séries télévisées (Zoo Olympics, Zoo Cup, Les Jules… Chienne de vie).

   

Et Walt Disney dans tout ça ?
 
En ce qui concerne « Blanche-Neige La suite Â», Les studios Walt Disney vont-ils rĂ©agir ?
«J’adorerais avoir des problèmes avec WD Â» nous a dit Picha. Toute publicitĂ© est bien venue. De toute façon, il y a belle lurette que les contes adaptĂ©s par les Frères Grimm sont tombĂ©s dans le domaine public. Chacun y apporte l’interprĂ©tation qu’il veut.».
Pour exemples, les sept nains version Picha, ce sont «des crapules de banlieue» format bonzaĂŻ, Ă  la teinte Ă©pinard avec des verrues, qui rĂ©pondent aux noms prometteurs de Schlingueur, Branleur, Glandeur, Gicleur, Roteur, Trouduc et Fouduc. Leur promenade encastrĂ©e, Ă  la queue leu leu c'est le cas de le dire, est une des scènes les plus rĂ©jouissantes du film.
L’ogre rĂŞve de manger Blanche-Neige et, selon les termes du synopsis, «de lui mastiquer le buisson ardent, de lui croquer le balcon, de lui mâchouiller le joufflu. Parce qu’il l’aime pour de vrai depuis qu’il s’est goinfrĂ©, par erreur, d’une tarte mitonnĂ©e Ă  la potion d’amour».
La Bonne FĂ©e, roulĂ©e comme une dĂ©charge municipale, rĂŞve de dĂ©florer le prince Charmant. Et elle y arrive, d'ailleurs, grâce Ă  sa baguette magique et malgrĂ© ses trois mille et des ans et ses seins en chaussettes. La scène d'amour, au rythme de laquelle participe le râtelier enlevĂ© par commoditĂ©, mĂ©rite le dĂ©placement.
L'acariâtre et sensuelle Belle au Bois Dormant s'applique Ă  tenter de dĂ©sosser Blanche-Neige. Cendrillon joue sur son 95 C exposĂ© Ă  tous vents, sous les naseaux frĂ©missants du Prince CharmĂ©.
Bref, du plaisir en perspective. MĂŞme pour les enfants : ils sont admis…

   

Les voix de CĂ©cile de France 

Picha a travaillé le scénario avec Tony Hendra, un Anglais qui avait scénarisé avec lui ses deux précédents longs-métrages. Le film est financé par Eric Van Beuren, via sa maison de production belge Alligator Film et sa succursale française Tchin Tchin et par Steve Walsh Productions rayon Grande-Bretagne. La préparation du film s’est faite à Paris et l’animation proprement dite en Pologne.
C’est la toute belle Cécile de France qui prête sa voix à Cendrillon, Blanche Neige et la Belle au Bois Dormant. «C’est formidable dit Picha. Elle était bonne dans les trois. Le plus drôle c’était de la voir s’engueuler elle-même dans une scène ou les trois personnages se retrouvent ensemble.»
CĂ©cile est ravie elle aussi : «Picha est Ă  part. Il y a de l’audace, du piment de l’inventivitĂ© dans ce qu’il fait. C’est un artiste Ă  part entière. Il est unique au monde.» 
Jean-Paul Rouve, l’excellent Michel Polnareff de Podium, interprète le Prince. Et Mona Walravens, 20 ans, la fille de Picha, prête sa voix à la Belle (de la Bête).
Picha pensait Ă  AnaĂŻs, auteur compositeur interprète, pour la partie musicale. «J’ai eu de la chance. Son manager est fan de ce que je fais, ça aide. Elle a acceptĂ© tout de suite. Elle est comĂ©dienne dans l’âme. Elle a aussi ce sens de l’autodĂ©rision que je recherche et elle a fait un boulot formidable.»  

  




A b?tons rompus - 28/01/2007 - Le Guide des Connaisseurs©

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L’avenir est-il au caviar d’élevage en Mer Caspienne ?

On pourrait appeler Arya et Ahmad  Razavi Monsieur et Madame Caviar, tant la passion de l’or noir – l’autre, celui qui se dĂ©guste – est ancrĂ©e en eux. Une passion qu’ils font partager au monde entier.


Arya et Ahmad Razavi

L’esturgeon est l’un des plus vieux poissons au monde. Ses premières traces remonteraient à la période éocène, soit à 30 millions d’années. Un fossile vivant qui, si l’on reste les bras croisés, risque bien de disparaître de la planète. Ennuyeux pour les amateurs de caviar, car le caviar n’est rien d’autre que l'œuf salé de l'esturgeon.
RĂ©cemment, Arya Razavi a pilotĂ©, sur les bords de la Mer Caspienne, une Ă©quipe de l’émission CoĂ»te que coĂ»te de RTL-TVI qui effectuait un reportage sur le caviar (excellente Ă©mission qui vient d’être programmĂ©e). Elle en est revenue avec des nouvelles alarmantes – mĂŞme si l’Iran s’est attaquĂ© sĂ©rieusement au problème : l’esturgeon est de plus en plus menacĂ©.
Selon le CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction), la capture de l’esturgeon a atteint son apogée dans les années 1930, et depuis elle est en déclin continu. La prise est passée de 25.000 tonnes d’esturgeons dans les années 1980 à environ 1.450 tonnes en 2003.
Arya assiste son mari Ahmad Ă  la direction de la sociĂ©tĂ© fondĂ©e par eux : Caspian Tradition. On comprend leur inquiĂ©tude quand on sait que la sociĂ©tĂ© basĂ©e Ă  Waterloo vend dans le monde entier les prĂ©cieuses perles grises, noires ou mĂŞme blanches.
 


A b?tons rompus - 29/12/2006 - Le Guide des Connaisseurs©

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Benoît Lutgen : Si la politique me lâchait, je m’inscrirais à l'Ecole Hôtelière



Jeune (36 ans), beau, ministre, gastronome, BenoĂ®t Lutgen, Ministre de l'Agriculture, de la RuralitĂ©, de l'Environnement et du Tourisme (et dont on parle beaucoup en ce moment en Belgique), a tout pour plaire. Pouvait-on rĂŞver pour la RĂ©gion wallonne meilleur dĂ©fenseur de l’agriculture que ce battant issu du terroir ? Il cuisine depuis toujours et il peut vous parler pendant des heures de la façon de prĂ©parer le « coqArd Â», un poulet fermier bien de chez nous. 



Il s’amène en sifflotant, une gueule d’acteur américain, la démarche conquérante, le col de chemise ouvert. Avant de ceindre un tablier bien trop large pour sa taille et de s’installer devant l’assiette de légumes préparée par Catherine, notre photographe, il ouvre les armoires, fourre son nez dans des boîtes et inspecte les frigos d’un œil aussi inquisiteur que s’il examinait un plan d’aménagement du territoire.
Les cuisines du cabinet, il les connaît aussi bien que son bureau. Vers onze heures du soir, après avoir refermé le dernier signataire, il vient s’y préparer quelque chose, vite fait.
Il trouve enfin un grand couteau dans un tiroir, passe son pouce sur le fil et constate mĂ©content : « Il ne coupe pas, ce machin ! Comment voulez-vous travailler avec ça ? Â» N’empĂŞche qu’en deux temps, trois mouvements, il vous a rĂ©duit l’oignon en cubes minuscules. On sent le tour de main de l’amateur averti, quasi du professionnel. Vers sept ou huit ans il effectuait dĂ©jĂ  la mĂŞme opĂ©ration sans s’entailler les doigts. Des choses qu’il a apprises avec ses grands-mères, des choses qui ne s’expliquent pas. 

 
Un fan de Raymond Oliver
 
Qui n’a pas salivĂ©, enfant, devant la succulente mousse moulĂ©e dans des petits pots encore givrĂ©s de leur sĂ©jour au rĂ©frigĂ©rateur? Sauf que le gastronome en culotte courte qu’était BenoĂ®t s’intĂ©ressait d’abord, lui, Ă  la façon de la prĂ©parer. Dans les rues de Bastogne, le professeur qui le ramenait chez lui après l’école n’en revenait pas de l’entendre lui poser des questions sur la mousse au chocolat tout au long du chemin. Valait-il mieux employer du chocolat noir ou du chocolat au lait ? Jusqu’oĂą fallait-il monter les blancs ? OĂą Ă©tait l’extrĂŞme limite avant que la crème dĂ©licate, ferme et douce, ne tourne Ă  la dĂ©bâcle dans une dĂ©solante fonte des neiges ?
A la tĂ©lĂ©, pendant que les autres regardaient Casimir ou Chantal Goya, le petit BenoĂ®t se rĂ©galait des Ă©missions de Michel Oliver, fils de Raymond Oliver qui avait animĂ© « Art et Magie de la cuisine Â» avec Catherine Langeais sur la Première ChaĂ®ne de 1953 Ă  1968. Après avoir travaillĂ© avec son père au Grand VĂ©four, il avait ouvert le Bistrot de Paris, puis les Assiettes au BĹ“uf, puis le Bistrot de la Gare, crĂ©ant le concept dans les annĂ©es 70, bien avant la mode des bistrots. Il a animĂ© trois cents Ă©missions de cuisine et publiĂ© vingt livres, dont « La cuisine est un jeu d’enfant Â» illustrĂ© par Jean Cocteau.
Dans un pays oĂą la bonne bouffe est quasiment une religion d’Etat, les Ă©missions du père et du fils Ă©taient vite devenues des grand-messes. De voir un gosse choisir un cuisinier pour hĂ©ros, ça l’amusait, son professeur. Un beau jour, il lui a offert le livre de Michel Oliver. Savait-il, cet homme, qu’il inoculait Ă  BenoĂ®t une passion qui ne devait plus jamais le quitter ? « J’ai potassĂ© ce bouquin et je me suis mis Ă  faire des choses simples pour mes copains, pour mes voisins, pour tout le monde : des crĂŞpes, des mousses au chocolat, des petits beurre. J’avais beaucoup de succès. Â»
Un peu plus tard, vers douze, treize ans ne voilĂ -t-il pas qu’il se met en tĂŞte de faire l’école hĂ´telière ? Une passion contrariĂ©e : son père, qui fut prof de langues romanes avant de devenir bourgmestre de Bastogne et ministre du Gouvernement wallon, ne voit pas tout ça d’un très bon Ĺ“il.
Mais, c’est bien connu, les passions finissent toujours par vous rattraper. Après des études de journalisme et un séjour en Angleterre, Benoît est engagé dans une des succursales de la multinationale Unilever, spécialisée dans les produits alimentaires. Le poste de responsable des suivis et des planifications de productions qu’il occupe à Marche-en-Famenne l’amène à se pencher quotidiennement sur la qualité de la nourriture. Bientôt, lassé de contrôler terrines et salamis et de radiner sur la couche de fromage des lasagnes, il envisage de partir pour l’Afrique.

Amateur de boudin-compote
 
La politique en dĂ©cide autrement. Après l’avoir testĂ© comme attachĂ© dans un cabinet ministĂ©riel de la RĂ©gion wallonne, JoĂ«lle Milquet fait appel Ă  lui pour s’occuper de l’animation des manifestations du cdH, le nouveau parti qu’elle vient de lancer. « Elle voulait transformer le parti en profondeur, changer le projet, faire souffler un vent nouveau… Tout ça me bottait, j’ai embarquĂ© dans le bateau et je ne l’ai jamais regretté…»



 Le vent nouveau souffle aussi sur les traditionnels boudin-compote et boulets-frites chargĂ©s de caler les estomacs des militants dans les raouts politiques : « A chaque congrès nous organisions des stands pour prĂ©senter les cuisines du monde, une sorte de cuisine altermondialiste. De mĂŞme, nous montions des Ă©choppes avec diffĂ©rents produits des terroirs de chez nous. Ceci dit, je suis un très grand amateur de boudin-compote. Â»
Après avoir occupĂ© le poste de SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du parti, il devient, après les Ă©lections rĂ©gionales de 2004, Ministre  wallon de l’Agriculture, de la RuralitĂ©, de l’Environnement et du Tourisme.

L’agriculture wallonne ne pouvait rĂŞver meilleur avocat que ce connaisseur des produits du terroir. Curieux de tout, il est toujours prĂŞt Ă  rendre visite Ă  un petit producteur de fromage ou de foie gras. Il prĂ©tend n’avoir jamais mangĂ© meilleures frites que celles du restaurant «La Ferme du quartier», Ă  Bouge, sur les hauteurs de Namur, oĂą nous dĂ©gustons un caneton Ă  l’orange. Mais c’est en vain qu’il tentera d’arracher le secret des frères Bourgeois, qui dirigent l’établissement.

                
Dans les cuisines de la                               Avec Lopez Cruizlange et Paul Bourgeois
Ferme du Quartier
                   

Il ne prendra pas de vin, ou si peu. « C’est une règle absolue, jamais de vin, jamais d’alcool durant la journĂ©e. En semaine, jamais le soir, parce que souvent je travaille très tard. Du vin, je n’en bois que le week-end, et encore, très peu ! Â»


Avec Pierre Bourgeois

En revanche, il prendra un dessert. « J’aime toutes les pâtisseries et je suis fou des glaces ! Â» Il ne fait pas mystère de son goĂ»t pour la « cuisine un peu lourde Â». Le lard, par exemple. « Ma grand-mère maternelle mangeait tous les jours son « crĂŞton Â» avec des Ĺ“ufs frits, du lard rissolĂ©, croquant… Elle en mettait aussi dans des salades. Moi, je fais une variante : du lard non salĂ©, que je fais revenir avec quelques pommes. Inutile de vous dire que lors de mon sĂ©jour en Angleterre, j’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© le breakfast traditionnel : Ĺ“ufs, lard, petites saucisses, et naturellement les « beans Â», les haricots sauce tomate… Rien que du bonheur ! Â»

Il est temps de relever la qualité du jambon d’Ardenne
 
Il met le mĂŞme zèle Ă  battre les campagnes wallonnes qu’à inspecter les cuisines de son cabinet et mène un combat incessant pour la qualitĂ© des produits. Dans certains domaines, il est cependant bien forcĂ© de reconnaĂ®tre que la RĂ©gion est sur la mauvaise pente : « Il est temps de relever la qualitĂ© du jambon d’Ardenne, par exemple. Il y a de moins en moins d’artisans qui font du très bon jambon. Dans le temps Ă  Bastogne, il y avait une dizaine de boucheries-charcuteries. Il en reste combien ? Trois, quatre ? La faute aux grandes surfaces… Il faut dire que les consommateurs ont leur part dans cette dĂ©gradation. Ils rĂ©clament des viandes sans gras, sans trop de goĂ»t, pas trop persillĂ©es, on le constate dans les collectivitĂ©s ou dans les cantines scolaires. Une entrecĂ´te, ils la dĂ©piautent pour enlever le gras, alors que c’est ça qui est bon… Â»
Le nom de Bastogne revient souvent dans la conversation, associé au souvenir du bien manger, mais aussi à celui des atrocités du siège de la ville par les soldats nazis durant le terrible hiver de 1944. L’œil un instant brouillé, il évoque le souvenir de son grand-père, instituteur à Noville, un village voisin de Bastogne, et fusillé en même temps que le père de Gérard Deprez et six autres otages. Longtemps, il n’a pas pu rencontrer un Allemand sans éprouver, malgré lui, un sentiment d’hostilité.
 
Partir pour l’Afrique
 
Mais Ă  quelque chose malheur est bon, la bataille des Ardennes a rendu Bastogne cĂ©lèbre dans le monde entier. « Je ne sais pas si c’est encore vrai aujourd’hui, mais Bastogne est la ville de Belgique la plus connue aux Etats-Unis, avant Bruxelles. Normal, 80.000 soldats amĂ©ricains y ont Ă©tĂ© tuĂ©s ou blessĂ©s ! Â»
Et c’est vrai que la ville doit son essor touristique Ă  ce passĂ© douloureux. En tĂ©moignent ses monuments : le Mardasson, le char d’assaut sur la grand-place et la « friture LĂ©o Â», un simple wagon de chemin de chemin de fer devenu une grande brasserie spĂ©cialisĂ©e dans les poissons et les crustacĂ©s. « J’y suis encore allĂ© manger hier. Allez goĂ»ter leurs moules façon du chef, avec des crevettes grises et une sauce bien relevĂ©e, vous m’en direz des nouvelles ! Â»


Avec Rocco

Il se lève de table, soudain repris par l’urgence. Il est plus de dix heures mais une montagne de signataires et son chien Rocco l’attendent Ă  son cabinet. Ce mĂ©tier dĂ©vore ses journĂ©es et ses nuits. Bien qu’il l’adore, il pourrait le quitter du jour au lendemain sans trop d’états d’âme. « Je ne veux pas mourir sans avoir participĂ© Ă  un projet de dĂ©veloppement en Afrique. Et si les Ă©lecteurs ne voulaient plus de moi, je pourrais aussi bien aller produire et vendre des fromages de chèvre en Provence, avoir quelques chambres d’hĂ´te, recevoir des gens chez moi… Et puis bien sĂ»r faire enfin l’école hĂ´telière ! 

Marcel Godfroid
Photos Catherine Linkens


Les deux grands-mères

 
Ma grand-mère maternelle préparait très bien les os à moelle ou encore les rognons et la langue à la sauce madère. Les potages aussi, elle les réussissait bien, de très bons potages. Son rôti de porc aux petits oignons était délicieux. Je n’ai plus jamais retrouvé ce goût.
Ma grand-mère paternelle Ă©tait beaucoup plus sucrĂ©e : les desserts, les tartes… Elle faisait aussi sa propre tĂŞte pressĂ©e. Elle achetait le cochon Ă  la ferme voisine. Cette tĂŞte pressĂ©e Ă©tait dĂ©licieuse, un goĂ»t particulier, un peu vinaigrĂ©. LĂ  non plus, je n’en ai jamais retrouvĂ© d’aussi bonne. J’ai cherchĂ© longtemps avant de retrouver une tĂŞte pressĂ©e proche de la sienne chez un boucher de Bastogne

Le menu de Benoît Lutgen

 
Toasts Ă  la moelle
 
C’est une recette que faisait ma grand-mère. Je ne suis pas sĂ»r que je ferai ça pour des amis, parce que ce n’est pas au goĂ»t de tout le monde, mais moi, j’aime ça !
Pour quatre personnes, il faut 2 gros os à moelle et 4 toasts de pain de campagne. Les os, on les fait couper par son boucher, soit dans le sens de la hauteur, soit dans le sens de la longueur. Cette dernière façon permet de faire gratiner la moelle sur toute sa longueur. De préférence, les couper dans la partie centrale, là où la moelle est la plus abondante. Ainsi, elle se détachera plus facilement.
On fait dégorger les os à l’eau salée froide pendant vingt-quatre heures. On les égoutte, on les éponge et on les plonge dans l’eau bouillante dix à quinze minutes. Certains font rôtir les os au four sans les plonger dans l’eau bouillante.
Faites griller le pain. Disposez les os dans quatre assiettes et servez chaud avec le pain grillé. Chaque convive étend la moelle à la cuillère sur le pain grillé, qu’il saupoudre de poivre et de sel.
Une autre méthode consiste à extraire la moelle des os et à la faire gratiner au grill jusqu’à ce qu’elle grésille.
Si vous le permettez, je ferai précéder cet os à moelle d’un petit potage léger, car je me passe difficilement de potage. Celui que je préfère, c’est le potage carotte, ou carotte potiron.

CoqArd rĂ´ti
 
Je suis un fou de volaille. Comme on parle beaucoup de la grippe aviaire et que je veux défendre les éleveurs wallons, je choisirai un bon poulet fermier, un CoqArd, par exemple. C’est un poulet ardennais, de croisement français et wallon, qui a une chair particulière qui le rapproche du «Poulet de Bresse». Il est élevé en plein air pendant 81 jours. Il ne contient que 2% de matières grasses et est riche en vitamines. En tant que ministre de l’agriculture, je trouve que ce poulet fait honneur à notre région.
 
Je mets Ă  l’intĂ©rieur du sel du poivre, une peu de paprika, une Ă©chalote, plein d’ail. Je poivre bien le poulet sur toute sa surface. Et je le badigeonne rĂ©gulièrement d’huile durant la cuisson. Une fois qu’il est cuit, je presse l’ail  et les Ă©chalotes et je les incorpore Ă  la sauce. C’est excellent avec des frites et de la compote.
 
Mousse aux deux chocolats
 
Au fond, ma façon de faire la mousse au chocolat n’a pas varié depuis l’époque où je régalais mes copains de l’école primaire. Pour deux cents grammes de chocolats noir et blanc, je prends deux ou trois œufs, 20 à 30 grammes de beurre. Je monte les blancs en neige et je mélange les jaunes d’œuf avec le sucre et le chocolat fondu.


 

 
 







A b?tons rompus - 04/06/2006 - Le Guide des Connaisseurs©

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GĂ©rard Depardieu a perdu 300 kg en 10 ans


Gérard Depardieu chez Rob (photo Benoît Deprez)

Il est passé en coup de vent chez Rob, à Woluwe-Saint-Pierre, à qui il a confié en exclusivité une jolie gamme de ses vins préférés, au grand plaisir de Philippe Pâques, directeur général de ce magasin de luxe unique en Belgique.
Agréable, courtois, mais on le sentait un peu tendu et même plutôt sérieux, Gérard Depardieu.
Est-ce parce qu’on l’attendait Ă  Genève ? Parce qu’il Ă©tait dans les prĂ©paratifs du tournage de son prochain film, produit par Luc Besson, «Michou d'Auber», une comĂ©die dramatique signĂ©e Thomas Gilou ? 
Ou bien, plus simplement parce qu’il est au rĂ©gime sec depuis six mois ?
Le ventre d’ObĂ©lix a fondu. GĂ©gĂ© n’aime pas les demi-mesures : «Je fais rĂ©gulièrement dix jours de jeĂ»ne. De l’eau, rien que de l’eau. Ca clarifie l’esprit». RĂ©sultat : moins quatorze kilos et une grande concentration. «Je me sens mieux. Je viens de 122 kg. Avec mes rĂ©gimes  et mes reprises Ă  rĂ©pĂ©tition, j’ai perdu 300 kilos en dix ans Â».
Bel appétit oblige, il grapille en passant près du buffet une lamelle de jambon d’Ombrie au poivre rose et balsamique de 24 mois (somptueux) et un bout de chocolat noir («Ah, le chocolat belge!»)


RĂ©sistera? RĂ©sistera pas? 


RĂ©siste pas

D’un geste large, il invite la presse Ă  goĂ»ter ses vins, sa passion. Grand dĂ©fenseur du terroir, propriĂ©taire de deux restaurants Ă  Paris, d’un hectare de vigne en Bourgogne, d’un domaine viticole de 110 hectares en Anjou et de deux hectares dans le Langedoc, Depardieu, qui a aussi des participations dans des vignobles un peu partout,  se passionne pour toutes les civilisations du vin, qu’elles soient hongroises, algĂ©riennes ou sud-africaines, parce qu’elles sont le reflet de la vĂ©ritĂ© d’un terroir. «Il faut travailler les cĂ©pages du pays, par respect pour la nature et les gens qui l’honorent. On ne change pas l’organisation d’une culture. C’est dans les vignobles que l’on dĂ©couvre des personnages vrais Â».
Les restrictions alimentaires actuelles que GĂ©gĂ© s’impose sont d’autant plus mĂ©ritoires qu’il vient de faire paraĂ®tre chez Solar «Ma Cuisine», oĂą il dĂ©crit ses recettes prĂ©fĂ©rĂ©es qui mettent son vin Ă  la bouche : bouillabaisse, cassoulet, poularde de Bresse cuite au pot, petit salĂ© aux lentilles, aĂŻoli de morue, filet de boeuf Ă  la ficelle, poulette au vin jaune et aux morilles, gras-double Ă  la lyonnaise, tablier de sapeur, homards Ă  la nage….
« Avant tout, je suis un sensuel, y rĂ©vèle-t-il. J’adore toucher Ă  mains nues.  Je prĂ©fère manger avec les doigts qu’avec des couverts pour sentir immĂ©diatement la tendretĂ© de la viande ou le croquant d’un lĂ©gume. Curieusement, un aliment que j’ai touchĂ© me paraĂ®t meilleur au goĂ»t.
(…) Cuisiner, comme boire un bon vin, m’apporte une très grande joie et jamais je ne suis aussi heureux que lorsque je suis en train de prĂ©parer un repas pour ma famille, les enfants ou les amis. Parce que la cuisine est avant tout une question d’amour, et l’amour est une force». 



Il prĂ©sente donc chez Rob ses vins du terroir d’Anjou, Château de TignĂ© « Les Landes Â»  2002 et 2001 (13 €) de cĂ©page cabernet, des vins rouges jeunes Ă  consommer entre amis pour le plaisir. Avec quelques annĂ©es de plus, ils accompagneront les viandes rouges en sauce et les fromages Ă  croĂ»te fermentĂ©e.» A dĂ©guster aussi la cuvĂ©e Cyrano 1996 (24,50 €) le cabernet d’Anjou rosĂ© 2004, Terres chaudes (13 €), le chardonnay 2000  L’insoumis, Ă©levĂ© deux ans en fĂ»t et qui sera le compagnon des poissons et des viandes blanches crĂ©mĂ©es (19,60 €).
Bernard Magrez, un personnage Ă©tonnant, propriĂ©taire dans le Bordelais du fameux Château Pape ClĂ©ment mais aussi de Fombrauge Ă  Saint-Emilion et de La Tour Carnet, dans le MĂ©doc, ainsi que de nombreux vignobles dans le monde (en tout, 1850 hectares de vignes) a vinifiĂ© des vins de GĂ©rard Depardieu, prĂ©sents aussi chez Rob : Confiance 2002 , dans les CĂ´tes de Blaye (29,40 €), Lumière 2002, « Vin du Maroc (16,20 €), Ma vĂ©ritĂ© 2002 Haut MĂ©doc (65 €), RĂ©fĂ©rence 2002 vin du Pays d’Oc(29,50 €), Le Bien DĂ©cide 2003 Coteaux du Languedoc (46,30 €).
Toutes ces bouteilles d’exception trouvent une place de choix chez Rob, un magasin Ă©blouissant entièrement dĂ©diĂ© Ă  la gastronomie et au vin et qui possède une des plus belles caves du pays: 1200 appellations et vignobles du monde entier, oĂą les grands domaines cĂ´toient les petits producteurs, les classiques voisinent avec les originaux. 
(Bd de la Woluwe 28, 1150 Woluwe-Saint-Pierre  www.robfinefood.be )
 
Danielle Dechamps




A b?tons rompus - 02/10/2005 - Le Guide des Connaisseurs©

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Pour Richard Gere, le bouddhisme, ce n’est pas du cinéma

        
Richard Gere à l'Hôtel Conrad, à Bruxelles. Photos Benoît Deprez

«Dans cette culture de la haine, les notions d'amour et de pardon sont de nos jours révolutionnaires…».
Imaginez cette phrase sortant de la bouche d'un Richard Gere, qui n’a décidément pas fini de nous étonner…
Le cĂ©lèbre milliardaire de « Pretty woman Â», trop beau et trop riche pour ĂŞtre vrai, celui que le magazine People a Ă©lu «homme le plus sexy de du monde» (en 1999, mais c’est encore valable), prĂ©sente Ă  Bruxelles jusqu’à la fin de l’étĂ© «Pilgrim», une exposition de 64 photographies qu’il a rĂ©alisĂ©es au Tibet et dans la rĂ©gion de l’Himalaya.
Par là, il démontre qu'il a plus d’une corde sensible à son arc.
Très dĂ©tendu, plein d’humour, il a reçu la presse belge et Ă©trangère dans les salons de l’HĂ´tel Conrad Ă  Bruxelles, entourĂ© de ses gardes du corps. 
Il nous a, évidemment, séduits.
 
La passion de la photographie
 
« Pretty woman Â», « Un officier et un gentleman Â», « Chicago Â», voilĂ  les facettes sous lesquelles nous connaissions tous Richard Gere.
On ne saurait être plus loin de la réalité actuelle du personnage. Il est avant tout un idéaliste, un militant, un philosophe. Bien avant d'être l'American Gigolo ou l'apprenti danseur de Shall we dance?, son dernier film avec Susan Sarandon et Jennifer Lopez, il a étudié la philosophie à l'université du Massachusetts. La passion de la comédie a pris le dessus, mais il ne s'est jamais réellement éloigné de ses premières amours.
Bouddhiste convaincu depuis près d’un quart de siècle - et ce n’est pas un rôle de composition - il défend à travers le monde des causes humanitaires.
Principalement  celle de l’oppression des TibĂ©tains par le gouvernement chinois. Il a fondĂ© Ă  New York la Tibet House destinĂ©e Ă  prĂ©server l’hĂ©ritage culturel et religieux du Tibet et a crĂ©Ă© la Gere Foundation qui apporte son soutien Ă  l’aide humanitaire en pĂ©riode de  crises dans le monde entier.
Son attrait pour la photographie et son immersion dans le bouddhisme l’ont tout naturellement conduit à l'exposition Pilgrim.
 



«Ma passion pour la photographie date de l'enfance et les images capturĂ©es quand j'Ă©tais boy-scout sont les mĂŞmes qu'aujourd'hui. L'inspiration est identique, le sens de l'harmonie est inné», nous a-t-il dĂ©clarĂ© lors de sa confĂ©rence de presse. 
Ajoutez Ă  la recette une première rencontre avec le DalaĂŻ Lama, «un citoyen du monde, extrĂŞmement drĂ´le, mon professeur», et la boucle est bouclĂ©e. C'est ainsi que Richard Gere a endossĂ© son rĂ´le de «vĂ©hicule» entre les media, les gens et ces populations esseulĂ©es. 

  
© Richard Gere
 
Patience et générosité
 
Qui connaît la situation au Tibet? Entend-on parler de cela dans les journaux? La réponse est non, ou pas suffisamment. Pour différentes raisons, la Chine a envahi le Tibet en 1950, laissant les populations dans un environnement bousculé et dangereux. Aujourd'hui, les Tibétains essaient de se réfugier en Inde, via le Népal. Ils laissent leur vie derrière eux et partent avec leurs enfants sur les routes, le plus souvent en hiver où ils risquent moins d'être découverts. Plus d'un tiers d'entre eux, adultes et enfants confondus, meurent de froid avant d'être arrivés où que ce soit. Et lorsque, malgré tout, ils atteignent la frontière, c'est majoritairement pour être arrêtés par des gardes chinois ou népalais, qui, après les avoir maltraités, les renvoient chez eux.
Richard Gere essaie Ă  sa manière d'aider, et pas parce que c'est inscrit dans la tradition bouddhiste. 
«J'ai appris du bouddhisme la définition de la générosité, de la patience, et que la vérité résidait dans l'unité et non dans l'individualisme, mais je suis contre la dénomination des religions, être juif, être chrétien, qu'est-ce que cela veut encore dire? Je préfère parler d'êtres humains bons et altruistes, c'est en chacun de nous.»
Cette exposition est néanmoins le fruit du hasard. Richard Gere explique qu'il n'avait pas d'objectif précis, qu'il a fait ce qu'il avait envie de faire et que le public a répondu présent.
Et à la question d'un éventuel futur film ou documentaire sur le Tibet, il répond qu'il cherche un livre ou un script à travailler depuis longtemps et qu'il est ouvert à toute bonne proposition. A bon entendeur…
 
Candice Kother



Exposition «Pilgrim» de Richard Gere, du 7 juin au 15 septembre 2005 à la Young Gallery, ouverte du mardi au samedi de 10 à 18h30, au 1485, Chaussée de Waterloo (côté cour), 1180 Bruxelles. Tél.: 02/374.07.04, www.younggalleryphoto.com
Exposition en coopĂ©ration avec la "Gere Foundation" et Fahey/Klein Gallery, Los Angeles. 

Les 64 photos en bichromie sont rĂ©unies dans un livre sur papier 100% coton : 55 €. Le coffret Ă©dition limitĂ©e Ă  150 exemplaires contenant le livre et un tirĂ© Ă  part numĂ©rotĂ© et signĂ© par Richard Gere : 350 €.
Vente online : www.younggalleryphoto.com/pilgrim ou Ă  la galerie.
Photos extraites de Pilgrim : © Richard Gere
 
 
 
 




A b?tons rompus - 03/06/2005 - Le Guide des Connaisseurs©

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